
Le
commerce équitable
: c’est
quoi ?
Le commerce équitable est un commerce social dont le
but n’est pas la recherche du profit maximal mais l’aide
au développement. Il entend intervenir comme un « complément » au
commerce international traditionnel.
Apparu dans les années 1960 sur l’initiative d’organisations
non gouvernementales en Angleterre et aux Pays-Bas, il a pour
vocation d’encourager l’activité des coopératives
d’artisans dans les pays en développement, et
ce de manière durable. La notion de commerce équitable
s’est progressivement précisée dans les
pays occidentaux qui ont pris conscience que les bénéfices
de la croissance des échanges et du commerce n’étaient
pas partagés de manière équitable par
tous les pays ni par toutes les couches de la population mondiale.
Le commerce équitable garantit ainsi à des petites
coopératives de producteurs un contrat à long
terme et la fixation d’un prix minimum pour éviter
la fluctuation des cours. Cela doit leur permettre de mieux
répondre à leurs besoins fondamentaux (santé, éducation,
logement) et d’investir dans le développement
de leurs communautés. En ce sens, il n’obéit
pas aux règles du marché classique. De plus,
la vente se fait sans intermédiaires et la production
est en partie préfinancée pour éviter
le recours à des crédits exorbitants.
En contrepartie, le producteur s’engage à fournir
un produit de qualité, à respecter les normes
sociales établies par l’Organisation Mondiale
du Travail et à consacrer une partie du produit de la
vente à des projets de développement (éducation,
amélioration des conditions de vie…).
Visant à établir un rapport d’échanges
satisfaisants pour tous - du producteur au consommateur - le
commerce équitable est fondé sur les principes
suivants :
• Assurer une juste rémunération du travail
des producteurs et artisans les plus défavorisés,
leur permettant de satisfaire leurs besoins élémentaires
: santé, éducation, logement, protection sociale,
• Garantir le respect des droits fondamentaux des personnes
(refus de l’exploitation des enfants, de l’esclavage...),
• Instaurer des relations durables entre partenaires économiques,
• Favoriser la préservation de l’environnement,
• Proposer aux consommateurs des produits de qualité.
En bref :
Le commerce équitable en chiffres
• Les organisations de commerce équitable importent
en provenance de 45 pays du Sud et sont en contact avec environ
800 partenaires commerciaux. Cet échange a permis à près
de 800 000 familles productrices, soit quelque 5 millions
de personnes, d'améliorer leur niveau de vie
au quotidien.
•
Les revenus des producteurs de la filière du Commerce
Equitable sont supérieurs des 2/3, voire du double, à ceux
des producteurs du commerce traditionnel.
•
Volume des produits faisant l’objet d’un commerce équitable
(en 2000) : 200 millions d’Euros, soit à peine
0,1% du commerce européen avec le Tiers Monde, avec
un taux annuel moyen de croissance : 5%.
•
2500 produits « équitables ».
•
3000 magasins du mouvement équitable dans 18
pays (120
en France contre 60 en 1995), impliquant près de 100
000 volontaires.
•
Points de vente de produits équitables : 70 000 points
de vente, 33 000 commerces ordinaires et 50 chaînes de
supermarché.
Structure du commerce équitable
• Produits alimentaires : en moyenne 60% du
chiffre d’affaires au détail du commerce équitable.
• Achat
par zone des membres de la PFFCE (Plate-Forme du Commerce Equitable)
en
1998 :
____o Amérique Latine: 1,3 millions d’Euros
____o Afrique: 0,4 millions
d’Euros
____o Europe: 0,1 million d’Euros
____o Asie: 1,3 millions d’Euros
•
Achat par catégorie des membres de la PFFCE en 1998
(total : 2,7 millions d’Euros):
____o Artisanat: 1,5 millions
d’Euros
____o Alimentaire: 1,2 millions
d’Euros
Un exemple : le café
• Ventes de café (introduit en 1973 dans le commerce équitable)
: 30% du chiffre d’affaires au détail en termes
de valeur.
•
Les ventes de café estampillé « commerce équitable » sont
passées de 100 à 1000 tonnes en 2000.
•
Produit présent dans plus de 1600 grandes surfaces. |