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L’Arca, à Mendoza (Argentine) permet à des femmes marginalisées d’apprendre à coudre et de vendre leurs confections.

Les grands bouleversements économiques d´aujourd´hui, comme la mutation informationnelle (ordinateurs, robots, Internet, biotechnologies) entraînent des mutations. Face à cela, « l’économie capitaliste de marché », a des difficultés à réguler à la fois les questions économiques, financières et sociales.

Devant la montée continue de l’emploi précaire, de l’exclusion et des inégalités sociales dans le monde, l’imagination et l’innovation sont sollicitées pour améliorer la société salariale traditionnelle et les modalités de la distribution des biens et des services.

C’est une économie solidaire qu’il faut développer en parallèle, en tant qu’élément se situant à côté des logiques économiques du marché. On pourrait donc parler d’une économie plurielle combinant économie solidaire et économie capitaliste. L’économie solidaire connaît diverses appellations: « tiers secteur à finalités sociale et écologique », « tiers secteur d’économie de proximité », ou, plus simplement, « tiers secteur ».

L’économie solidaire permet aux hommes et aux femmes qui y participent de contribuer à la réduction des inégalités partout dans le monde. Pour les uns, il s’agit de travailler et sortir de la pauvreté (et parfois de l’indigence) dans la dignité. Pour les autres il s’agit d’acheter des produits de qualité à un prix rémunérateur à son producteur, lui assurant l’accès à un toit, la nourriture, la santé, l’éducation etc. (besoins élémentaires encore trop souvent insatisfaits). « Emploi, solidarité, dignité » sont les maîtres mots de l’économie solidaire.

Concrètement, l’économie solidaire, c’est aussi bien :
• Le commerce équitable (cf. rubrique suivante),
• Le micro-crédit : désigne les petits prêts octroyés aux gens très pauvres qui proposent des projets d’entreprise souvent unipersonnelles qui génèrent un revenu, et qui leur permettent, à eux et leurs familles de s’en sortir.
• Le tourisme équitable - durable – solidaire – responsable – éthique - solidaire... : désigne un tourisme dans lequel les populations locales et le voyageur s’impliquent pour promouvoir le respect de la personne, des cultures et de la nature. Quel que soit le mode, la part des frais de séjour attribuée aux villages encourage une conservation des traditions et un développement durable.
• Le développement durable, défini comme « un développement qui répond aux besoins du présent sans compromettre la possibilité, pour les générations à venir, de pouvoir répondre à leur propres besoins » (définition de la Commission Brundtland de 1987), a une portée plus vaste que la protection de l’environnement. Pour satisfaire nos besoins tant matériels qu’immatériels, nous avons besoin d’une économie prospère et d’une société solidaire.
• L’économie solidaire c’est enfin et surtout la pierre que chacun apporte à la construction d’un monde meilleur, encourageant son prochain à s’en sortir dans la dignité (en se renseignant sur le coût réel du pull en alpaga qu’il va acheter au lieu de marchander avec acharnement par exemple…).