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21/12/2005: J-1
A l'heure qu'il est nous sommes dans un cyber, à Buenos Aires... on se sent bizarre, comme complétement anésthésiées par on ne sait quelle drogue , décalquées et pas vraiment capable de réaliser tout ce qui a pu se passer pendant ces 4 mois, ou du moins sans le recul suffisant...
Demain on repart pour la France, retrouver toutes nos familles pour Noël... Ici il fait 35 degrés à l'ombre ! Tour se mélange un peu dans nos têtes, le bonheur de partir est embué dans la tristesse de quitter l' Amérique Latine, les pampettes, le projet, les argentins, Cilma, Sandra, le Macchu Pichu, le Perito Moreno, le parapente au dessus du Pacifique, les 1989898 marches du chemin de l'inca, notre voleur chéri, Cusco, les geysers, le Bierhaus, San Telmo, Winny...
Je vous laisse, les filles m'attendent, on a nos sacs à terminer... 20/12/2005: Uruguay !
Traversée du Rio de la Plata, le fleuve le plus large du monde (40km), pour se rendre à Colonia, en Uruguay ! Dernier trip avant exécution !
Le coeur historique de Colonia est tout chou, des fleurs, des petites maisonnettes à balcon, et le tout entouré de remparts. On peut même se baigner dans le Rio si on veut (couleur... chocolat...Qui se lance?). 19/12/2005: ...avec mon désespoir !
Après les péripéties de la nuit dernière, on s'octroie une grasse matinée ! Les rues de Buenios Aires s'offrent à nous pour déambuler doucement, surtout que la ville n'a aucun secret pour notre guide Vicky . On n'oublie pas de ragoter non plus :0)
Après cette grosse journée de 9h consécutives :0), on file au lit... 18/12/2005: Je suis malade, complétement malade, comme quand ma mère sortait le soir, et qu'elle me laissait seul...
Nuit affreuse à attendre à l'aéroport de Santiago, de 1h à 6h du matin... Toutes plus ou moins malades, nous arrivons chez Vicky dans un état un peu pitoyable, mais c'est trop chouette de la retrouver ! Néanmoins, notre état est tel que Gwen finit à l'hosto la nuit suivante à 2h du matin (rien de grave, mais additionné à la fatigue, on est tout de même mal en point, on relâche certainement la pression du voyage !) 17/12/2005: Au revoir Emilie !
Au Mini-Miami (les péruviens ont tenté d'imiter Miami en construisant le Larco Mar, sur le Pacifique...), on retrouve les saveurs du Big Mac (un truc semblable avec la France !!). La journée ne se passe pas sans un léger mal de crâne pour chacune de nous. Gwen dit au revoir à sa famille péruvienne...
Ce soir, Cap, Ali et Gwen prennent un avion pour Santiago, puis Buenos Aires tandis qu'Emilie part demain directement à Paris... Au revoir Emilie, occupe-toi bien de Billy !
Comme une impression d'avoir boutonné lundi avec mardi, d'être à côté de la plaque, rien ne va aujourd'hui, pas envie de partir, pas envie de quitter Emilie, pas envie que ce soit la fin... 16/12/2005: Pisco à 15 soles... plus jamais !
Retour au Points Hotel, l'hôtel de rêve dont je vous ai déjà parlé (c'est là qu'on voit ceux qui suivent... ;0).
Dernières courses pour acheter tout ce qu'on a envie de ramener (et éventuellement des bonnets péruviens pour nos cadeaux de Noyelle, pour ceux qu'on aime vraiment..:0) et aussi dernière soirée toutes les 4... et pas la moindre !
Si on décide de prendre l'apéro au Points avec d'autres touristes, on enchaine ensuite avec le Bierhaus, où l'on retrouve Sandra, Rocio, et de nouveaux amis Suisses et Péruviens... Soirée classée "private" par les pampettes, j'ai le droit de rien raconter ! 15/12/2005: Je veux pas y aller ...
Bon, tout le monde met son corps en mode off aujourd'hui (demain aussi d'ailleurs...), parce que c'est parti pour 30h de bus, non-stop...
Toutes les activités sont bonnes à occuper le temps : bouquins, films, papote (on reste des filles...), bracelets brésiliens (Ali en a une collec !), chansons ("me duele tanto..."). On a le droit à tout, sauf manger (on a plus de sous, et aucun endroit où retirer...). Chacun son tour, on râle un peu (mais franchement, ça va encore, on a déjà fait bien pire :0) et puis, il faut en profiter, même des heures de bus, car on commence à sentir la fin du voyage arriver doucement.... bouhhhh....
J'ai oublié de vous dire, en fait, là, nous sommes en Equateur, et le but c'est d'arriver à Lima, d'où Emilie prendra un avion pour Paris, et Cap, Ali et Gwen pour Buenos Aires. 14/12/2005: Greg, promis, on fête ça à mon retour !
Vilcabamba est connue par les touristes pour ses jolies terasses, son climat paisible...et c'est à peu près tout ! C'est l'endroit où l' on vient en tongues, en bermuda fleuri (et fluo), les doigts de pied en éventail ! On trouvait donc le lieu idéal pour se reposer un peu !
Mais le sort en a décidé autrement... une énorme drache, qui rivalise sérieusement avec le crachin du Nord, vient encombrer le ciel et nous trempe en moins de 2 minutes...
Sous la lumières des néons du cyber, on passe le reste de la journée à bosser... au moins la journée n'est perdue pour personne, on a toutes plein de travail ! 13/12/2005: je ne veux pas travailler, nooon, je ne veux pas déjeuner...
Si le réveil est matinal, c'est pour passer du temps avec Gloria, une des responsables de l'asso Tejemujeres, à Gualacao. Après la soirée de la veille, il faut dire que les pampettes doivent faire des efforts pour rassembler ce qui leur reste d'énergie... Et la journée se poursuit à Chordeleg, l'association s'appelle Tesoro del Inca...on y apprend des choses pour le moins inédites !
Retour à Loja pour prendre un nouveau bus pour Vilcabamba... Eldorado Latino. 12/12/2005: La bOOOOOOOOOhème
Angelina nous reçoit ce matin pour nous présenter "el centro bordados Cuenca". Son expérience personnelle nous ébahit, elle n'a que 30 ans et révolutionne les façons de penser des équatoriens !
Motivées cette aprem, on se rend au musée des cultures indigènes... fermé depuis un bout de temps apparemment, on se retrouve devant une porte de garage ! Vexées, on visite le centre de cette merveilleuse ville au gré de nos aspirations !
Pour dîner, les pampettes préparent une surprise de taille à Gwen: entre banderoles, ballons et confettis, même le serveur du resto chante "bon anniversaire" ! L'énoooooooooooooooooooooooooooorme gâteau au chocolat (dream de Gwen depuis 4 mois) est au rendez-vous ! Après plein de cadeaux et quelques carafes de vin, les pampettes sont prêtes à aller chanter au karaoke de Cuenca (bah oui, c'est le seul bar ouvert un lundi...). Roger, Robert et René s'occupent de nous à merveille:0))
Question à 3 points: Qui chante le plus faux? Indice: Ce n'est pas Robert...Oui, mais on connait pas les chansons... à part Aznavour (et encore, la Bohème en espagnol...c'est autre chose !). On n'a toujours pas compris pourquoi on avait des spectateurs !
Je vous remercie de tout mon coeur les filles !
11/12/2005: Il y a que des routes qui sont belles, et peu importe où elles nous mènent...oh belle, on ira...
Au revoir Banos... Bonjour monsieur le Bus ! Court arrêt à Ambato pour le déjeuner avant de se rendre à Cuenca. Un vieil hôtel miteux et cracra nous attend, juste au dessus d'un marché qui s'anime dés 5 h du matin... 10/12/2005: Hey you
Pleines de courage, Cap et Emilie louent des vélos pour se rendre jusqu'au village de Puyo. Elles s'attendaient à un chemin tout plat (comme prédit par le loueur de vélos...), eh bien les voici à devoir affronter montées et descentes en permanence. Heureusement que les paysages sont magnifiques, on croise perroquets et cascades à tirlarigot (orth?).
Pas la peine de demander à Ali et Gwen de les suivre, après leur journée d'hier: Ali a mal au poignet droit, au petit doigt de pied gauche... et son corps entier est comme fourbu ! Gwen se plaint d'un prétendu mal de hanche et n'arrive plus à mettre un pied devant l'autre... Pour elles-deux, c'est journée "Buena Vista Social Club" et Pink floyd... 09/12/2005: A great day for freedom
Réveil grandiose dans un café, Pink Floyd à fond dans les oreilles...
Ali et Gwen ont une âme d'aventurière hoy, et se lance dans la montée du volcan Tungurahua (Pucon, le retour !)... Chemin de chèvre, ça grimpe sec ! (heureusement qu'on savait pas avant le départ qu'il y a 2000m de dénivelé !)
Un premier panneau nous situe à 1.3 km de l'arrivée. Deux heures plus tard, un deuxième nous indique "Volcan, 1.2 km" ( no me digas, 100 mètres en deux heures...). Deux nouvelles heures de montée et un nouveau bout de bois nous annonce encore 4 km... absolument incroyable ! Et personne, absolument personne sur le trajet pour nous donner la moindre indication... Une chose est sûre, on est haut maintenant, la vallée est invisible, sous les nuages... La végétation est luxuriante, les fleurs de couleurs vives, c'est la frontière avec l'Amazonie et ça se sent sacrément !
Toute notre énergie consummée, on décide la pause déjeuner ! Et comme si on l'avait préssenti, on croise un guide qui nous annonce que c'est bizarre d'avoir choisi de s'arrêter là, 2 minutes avant l'arrivée (avec la brume, on ne voit rien, même pas le sommet)... On s'étrangle de joie, on a réussi ! Courte sieste là-haut, et il nous reste juste le temps de redescendre vite avant la tombée de la nuit... Quelle journée ! 08/12/2005: Dark side of the moon
Bon disons-le clairement, aujourd'hui, c'est une journée pourrie ! En direction de la ville de Banos, Emilie et Gwen s'arrêtent à Salacala pour voir une productrice de la fondation Sinchi Sacha. Manque de chance, la productrice n'est pas là, elle est justement à Quito (ça tombe bien, on en vient !)... Enfin, c'est ce qu'on croit comprendre, car dans ce village, il y a au moins 15 femmes qui ont le prénom et le nom de la femme qu'on cherche... impressionnant ! On rencontre au moins 5 Francis¡ca Maquisa, et aucune n'est la bonne !
Et petit bonus grisant supplémentaire : Emilie s'est fait voler sa veste dans le bus... Pour se consoler, on lui achète un gros poncho bien chaud (on croirait presque croiser une équatorienne en la voyant dans la rue...)! Mais la journée est un peu gâchée tout de même ! 07/12/2005: ...Working for the next day
Visite de l'association "Union de Artisanos de Calderones" ce matin. Ils fabriquent tout plein de petits objets en Masapan (pain durci), équivalent à notre pâte à sel, mais en plus raffiné. Les artisanes font des décos de sapin de noël, crêches... On craque complet !
Ce PM, on forme des binômes pour se diviser le travail. Ali et Cap rencontrent Ruben, de l'asso MCCHE, et Emilie et Gwen se présentent à la fondation Sinchi Sacha (qui bosse avec les indigènes d'Amazonie). On prend une bonne leçon de vie avec le partage de ces diverses expériences !
Spéciale dédicace à Marie E. aujourd'hui ! 06/12/2005: La Mitad del Mundo !
Qui n'a jamais rêvé de voir le millieu du monde ?? Eh bien, le point Zéro (c'est à dire la latitude 0'0'0'') de la Terre se trouve à 15 km de Quito ! Il est à 78'27'8'' du Méridien de Greenwich. Chapeau aux scientifiques qui ont calculé ça au XVIIIème siècle !
Donc ici, on peut mettre un pied dans l'hémisphère nord, et l'autre dans l'hémisphère sud !! Bon, avouons tout de même que les équatoriens en font tout un plat, et qu'il y a juste un affreux monument, et une ligne rouge peinte sur le sol ....
Comme on n'est pas loin, on en profite pour aller voir la vue sur le cratère de Pululahua dans la brume (8km de diamètre tout de même)! 05/12/2005: Association Camari
Aujourd'hui, nous allons à la rencontre de l'association Camari, dans le Quito moderne. En plus d'être une rencontre passionnante (Camari travaille avec des artisans de tout l'Equateur), Vilma nous donne des contacts d'associations dans tout le reste du pays ! Merci Vilma ! 04/12/2005: una cosita amiga ?
Partout, on cherche le "trop laid" pour se rendre au marché d'Otavalo. Le "trop laid", c'est le tramway local, et ça s'écrit certainement pas comme ça... On hésite à repartir, tellement ce marché nous déçoit : des pommes, des poires... rien de palpitant en fait. Normal, on s'est trompé de place, le "marché des ponchos" est 2 cuadras plus loin. Heureusement qu'on a cherché un peu plus loin que le bout de notre nez, sinon nous serions passées à côté de tous les produits des associations que nous visitons et c'eut été dommage !
Réunion sérieuse entre pampettes ce soir...
03/12/2005: Quito, la vallée des colibris !
Yes ! Justement, on arrive pendant les fêtes de Quito (c'est du 1 au 6 décembre, pour célébrer la création de la ville), donc tout le monde déambule dans la rue, les gens sont souriants et de bonne humeur. Ne travaillant pas, ils font la fête à n'en plus pouvoir ! Leur truc préféré, c'est de monter à 50 sur les toits des bus, et de crier le plus fort possible dans un micro (le tout en sautillant, sinon c'est moins drôle)!
Bon, commençons par nous imprégner de la ville ! Les 2 quartiers sympas sont le centre historique (avec plein d'églises, de musées...tout est de type espagnol), et le Quito moderne (avec ses parcs et ses bars) !
Pour avoir une vue d'ensemble, on peut monter au téléphérique. Une fois là-haut, Cap et Gwen se donnent à coeur joie dans le parc d'attractions de Vulqano, surtout dans la première rangée des montagnes russes (c'est sécurisé dans ce pays ou pas?)... Bref, on se met le coeur à l'envers pour l'avoir dans le même sens que les Français ! 02/12/2005: Imagine theres's no country
Pour traverser la frontière, il faut prendre de l'élan ! Après un taxi, une mini-moto, un tour en vélo, une course folle derrière un bus, une épreuve pédalo et 2 aller-retours au centre d'immigration, le tout en plein coeur de Huaquillas, la ville équatorienne célèbre pour ses bandits de grand chemin (on peut aussi dire juste voleurs, mais c'est moins joli je trouve !)... nous voici enfin sereines en Equateur...sacrée challenge, comme pour le chemin de l'Inca, on a cru qu'on arriverait jamais !
Il ne nous reste plus qu'à traverser l'Equateur maintenant... direction Quito !
Dans le bus, film des années 1920 sur les combats de coq, encore très à la mode ici aujourd'hui, eh bien, c'est hyper stressant ! 01/12/2005: Au Nord, c'était les corons...
Remontée fulgurante vers le Nord du Pérou pour passer en Equateur. Haltes à Chiclayo, puis à Piura où on tue le temps quelques heures en goûtant les spécialités locales: les Chocotejas (doux mélange de caramel et de chocolat) et les gros gâteaux King-Kong (on suppose vaguement que ce nom vient de leur effet étouffe-chrétien...)... sachant qu'en 5 heures, on peut manger plusieurs parts !
Enfin, vers 20h, on choppe un bus pour Tumbes, ville frontalière Pérou-Equateur, où on arrive 5h plus tard, mortes de fatigue et toujours en pleine digestion...
30/11/2005: Les civilisations Chumis (ou Chimus...sais plus?)
Un peu à l'ouest (d'ailleurs si on réféchit 2 secondes, c'est plus que vrai !), les pampettes se retrouvent pour la visite des ruines de la Huaca de Sol y de la Luna. Ce sont des ruines d'il y a 1500 ans, construites pas les Moches (mais on sait pas s'ils l'étaient vraiment ??). Puis, autres ruines de Chan-Chan. Les guides sont très vagues dans leurs explications... Si on pose une question orientée, ils disent toujours oui, (c'est agréable, certes, mais du coup on est sûr de rien...). En fait, on ne sait rien sur rien des Moches... en fonction du guide, ça dépend, ça dépasse...
La plage de Huanchaco est un vrai bonheur... dépourvues de maillot de bain, on arrive tout de même à faire les crêpes (à la confiture de fraise, caramélisées ou chocolatées, au choix )! 29/11/2005: tous ensemble, tous ensemble..hey, hey !
Les pampettes visitent les locaux de l'asso, une usine de filage et de tissage, avant de retourner à Huaraz pour rencontrer le responsable d'agence d' Edyficar, une entreprise de Micro-crédit, à titre d'information.
Gwen (toujours à Lima...) profite de voir Sandra et Rocio, ses soeurs péruviennes (y a plus qu'à bronzer un peu...)!
Toutes les 4, on prend un bus de nuit pour se retrouver à Trujillo demain matin... parce que l'équipe au complet, c'est tout de même vachement mieux ! 28/11/2005: Il est libre Max !
Ali, Cap et Emilie passent beaucoup de temps dans les bus pour réussir à rencontrer l'association "San Marcel ", dans un couvent à 3h de Huaraz. Le prêtre de la paroisse leur faut visiter les alentours...Encore un endroit déserté de tout touriste, décidément, notre parcours est atypique ! Merci de tout coeur les filles ,0)
Gwen à Lima, déjeune avec Ramon et Enrique (que c'est chouette de les revoir...pas changés pour 2 sous), et essaie le parapente avec Patrick, un nouveau pote français complétement fasciné par ce sport. Quand il en parle, ses yeux s'illuminent de plaisir... c'est vrai qu'on se sent libre comme l'air dans les airs !
A Larco Mar, le mini Miami de Lima, ciné "Virgen a los 40", mais je ne peux rien vous raconter... endormie au bout de 10 minutes de film sous les rires de Sandra et de sa famille... 27/11/2005: de la chenille au papillon !
Baptême de l'air pour Emilie et Cap qui s'avancent doucement vers la falaise face au Pacifique pour se jeter dans le vide... un parapente sur le dos ! Jonathan le goéland aurait été jaloux de cette vue sur la Costa Verde ! Et puis c'est pas compliqué : le parapente s'incline à droite quand on tire sur la poignée de droite ( le fil rouge sur le bouton rouge...:0), le tout, c'est de sentir le vent ! Ali est Plaza de Armas, pendant que Gwen revoit des amis de son ancienne univesité.
3 sur 4 des pampettes partent à Huaraz cette nuit, au Nord du Pérou, entre la cordillère blanche et la cordillère noire (comme les noms l'indiquent, l'une est enneigée, l'autre non). Gwen reste à Lima pour profiter un peu de ses amis liméniens (l'occasion est plutôt rare...)
26/11/2005: Feliz Navidad
Rencontre avec un groupe de productrices de CIAP puis Cap et Emilie se baladent dans le centre de Lima tandis qu’Ali et Gwen font du shopping avec Sandra à la Victoria... grave erreur... car Noël approche et il y a plus de monde sur ce marché que de choses a vendre. D’ailleurs, c’est amusant de voir toutes ces décos de Noël alors qu’il fait 30 degrés à l'ombre... le père noël doit mourir de chaud dans son manteau rouge! 25/11/2005: "Comme Lima est grand quand tu cherches la fille qui t'a quittée cette nuit... "
Sous les recommandations de Sandra nous allons au Points Hôtel à Barranco, le quartier de la fête Liméniens... Cet hôtel, c’est le rendez-vous des jeunes touristes étrangers… une véritable “auberge péruvienne”: Australiens, Allemands, Américains, Suisses… l’Europe et les Etats-Unis sont bien représentés... Quel bonheur de dormir dans la chambre d’un gros suisse qui ronfle... Ambiance sympa, tout le monde parle à tout le monde, on regarde des DVD dans le salon à 15 en pyj...
Cette aprem, on rencontre CIAP (une des seules association de commerce équitable du Pérou!) à San Martin de Porres, avant un apéro chez des amis de Gwen.
Danse jusqu’au bout de la nuit au Bierhaus al Boulevard (c’est la rue de la soir de Lima) avec Sandra, Rocio, Argentins et Uruguayens....
24/11/2005: Fangio le retour !
Journée off un peu pour toute l’équipe... Dernières pérégrinations à Cusco avant de prendre le bus pour Lima qu’on attend pendant 3 heures… additionnées aux 14 autres initiales, c’est une broutille… Et nous voici prêtes a partir pour une nuit atroce : Pas de place pour les jambes (car bus construit pour les péruviens qui sont minuscules…) et un chauffeur qui se prend pour Fangio dans les virages andins, il fait la course avec lui-meme… Ali et Cap ne sont pas au top de leur forme, quand arrive la cerise sur le gâteau : un contrôle de douane de 2h et un douanier qui veut partir avec nos passeports… Hors de question !! Cap et Gwen le suivent, déterminées a ne rien lâcher...Fou rire général du bus devant notre cinéma, les péruviens sont vraiment bon public ! 23/11/2005: Machu Picchu !!
4h du matin, heure de l'ouverture du premier oeil, pour arriver au mystérieux Machu Picchu avant tous les touristes qui viennent en bus… et comme il nous reste encore une bonne heure de marche…
C’est par la porte du soleil qu’on aperçoit pour la première fois le Machu, sous un timide soleil qui sort doucement sa bouille... Grandiose cette arrivée, une apesanteur règne dans l'atmosphère, personne ne parle, c'est calme, tellement calme... On n'a plus de jambes (de dos non plus d'ailleurs...) et les démarches commencent sérieusement à faire penser à celles des canards malades de la Deûle…. Comme par enchantement, on croise de nouveau Benny et Andy… Cap et Emilie suivent le guide pour ses explications incaïques, tandis qu’Ali et Gwen escaladent le Huayna Picchu avec les 2 loustics, dire d’user leurs dernières forces (quand vous regardez une carte postale du Machu Picchu, eh bien le Huayna, c’est la montagne qui est en face des ruines).
Retour vers Cusco en train, on vient vraiment de vivre 4 jours intenses... je crois qu'on n'oubliera jamais ! 22/11/2005: ma poule n'a plus que 29 poussins....
Bon, bah... comme les autres matins... on ne se lave pas, mais c’est pas de notre faute :0) et on entame la journée avec une petite montée d’une heure et demie (de la gnognotte pour nous maintenant…). Arrivées aux ruines de Sayacmarka, Ali et Gwen se lancent dans une partie de cache-cache avec pour but de se faire passer pour le fantôme de Pachacutec et de faire peur à tous les touristes dans ces labyrinthes brumeux… échec, les rires discrets des 2 protagonistes font rigoler plus qu’ils n’effraient… Du coup, on décide de faire d’autres bêtises (escalader les ruines, étudier leur solidité...), mais le guide a vite fait de nous réprimander…. Déjeuner à 11h du matin, directement enchaîné par une sieste. Réveil difficile puisque tout le monde est parti et que nous sommes seules au monde….bon, eh bien il n’y a plus qu’à les rattraper… On passe dans des grottes, le paysage est brumeux, humide… sensation grisante mieux que dans le train fantôme d’Eurodisney (alors imaginez un peu !)…
Commence la descente (aux enfers, disons-le carrément) : des marches, des marches et encore des marches et comme c’est humide, on glisse mieux qu’à la patinoire… on râle, juste parce que ça fait longtemps…
A Winayhuagna, notre lieu de campement, les porteurs nous préparent un dîner de grands seigneurs. Pour les remercier, Ali lance une Ola hésitante (elle a de la chance qu’on ait suivi…merci à Capu pour sa participation active et enjouée:0).
Entre 20h et 21h30, c'est disco ce soir, motivé ?
21/11/2005: Le jour le plus long
« Son las 6 de la mañana » nous annoncent les porteurs, un verre de maté bien chaud à la main pour nous aider à sortir du duvet…
Le délicieux petit déjeuner ne fait que nous inquiéter : porridge, crêpes, dulce de leche… « Il faut prendre des forces ». Oui, mais à ce point là ? Le programme de la journée, c’est de monter jusqu’au sommet Warmihuañusqa (merci à la petite dame juste derrière qui semble forte en ORTH, elle…), c'est-à-dire de passer de 3000m d’altitude à 4300m. Dit comme ça, c’est pas impressionnant, mais je vous assure que voir ce sommet qui parait si proche, et les gens dessus qui ont l’air si petits…et bien c’est un paradoxe déboussolant ! Surtout qu’on a notre petite fierté et qu’il est hors de question de se laisser dépasser par qui que ce soit portant aussi un gros sac à dos (on n’a pas fait de compétition avec ceux qui ne portaient rien, trop petits joueurs…). Marche par marche, on meurt de chaud sous le poids du sac et le souffle nous manque un peu trop souvent... Parlons-en d’ailleurs des marches… elles sont drôlement nombreuses, et anormalement hautes. On abuse et réabuse de l’expression « j’ai plus de force », qualifiée par les hommes de typiquement féminine… Grand débat sur les préférences : monter ou descendre ? En tous cas, les paysages sont merveilleux et on se donne à fond! 20/11/2005: Primero dia, Chemin de l'Inca !
Nous voilà parties pour 4 jours de trek, le célèbre chemin de l’Inca qui mène au Machu Picchu. On est bien au courant, ça va être difficile apparemment, tout le monde nous le répète en boucle… Le téléphone indique 7.00h et un minibus vient nous chercher pour nous emmener jusqu’au kilomètre 82, point de départ de la grande marche…
5 heures de descentes et montées… selon les guides, c’est la journée la plus cool… euh… On a le droit de se plaindre un peu quand même ? Parce que nos sacs à dos, c’est tout de même lourd… En passant par les ruines de Hatapata, nous assistons à un déchaînement du ciel : une véritable drache ! Ici, les gens disent que le temps est fou et qu’il a le même caractère que les femmes, inconstant et irraisonné. Objection ?
Tout de suite, on nous met au rythme du soleil, le dîner est servi à 18.30h et à 20h tout le groupe est prié d’aller se coucher. On passe la nuit à Hatunchaqa, en bonne compagnie, au milieu des chiens, poules et cochons…
19/11/2005: Sabiduria
Réveil dynamique pour Ali et Cap qui consacrent leur journée à la vallée sacrée tout autour de Cusco : Pisaq, Ollantaytambo…
Emilie emmène Gwen voir son cher chaman. Comment ne pas être complètement bluffé par cet homme sage et visionnaire ? Il lit à travers nous, comme il le ferait face à un livre ouvert. Comment peut-il savoir ça, alors que je n’ai pas encore ouvert la bouche ? Son regard est vif, attentionné et perçant. Il sait tout de nous, rien qu’en nous prenant la main… impressionnant. Il a des croyances bien à lui et rationnelles comme nous sommes, ça ne devrait pas être facile de le croire, mais là…Une chose est sûre, il a don pour cerner et comprendre les gens, une sensibilité finement taillée, et je lui laisse volontiers le bénéfice du doute pour les pouvoirs d’un monde autre que celui des humains !
Sous ses conseils, on se rend aux ruines de Tipon, pour entamer une grande balade, dire de se préparer pour demain…
18/11/2005: Besoin d'un leader spirituel ?
Ali et Cap se passionnent aujourd'hui pour la vie des incas...Tambomachay, Puca Pucara, Sacsayhuaman, et Qenko... toutes les ruines autour de Cusco, rien ne leur échappe grâce à un petit guide savant comme un livre et mystique comme un inca (il fait toutes les semaines une séance de yoga sur un champ magnétique andin !)… Elles reviennent de leur périple convaincues par l'existence de la Pachamama (la terre mère)! Pendant ce temps, Emilie prend son courage à deux mains pour réécrire son chapitre sur le Brésil. Jeu du hasard amusant, elle se retrouve dans un café face à un chaman… qui lui parle d’elle. Energies positives affrontent énergies négatives… on a le choix d’y croire ou d’au moins se laisser rêver pendant une heure ou deux que ces mondes surnaturels existent ! Au même moment, Gwen bosse paisiblement dans un café de la Plaza de Armas sur ses pages de livre volatilisées, inspirée par Inti le roi soleil... 17/11/2005: pampettes au complet !
Go, on retourne chez les flics pour obtenir la déposition pour faire jouer les assurances. C’est moi ou vraiment ce flic, c’est le dernier homme à qui on a envie de faire confiance ? Avec un peu de chance, il peut nous indiquer le marché de la contrebande pour qu'on récupère tout, à prix d'amis...
C’est cool car les 4 pampettes sont enfin réunies aujourd’hui! Même si Ali et Cap sont un peu malades, et Emilie et Gwen, telles 2 zombis...
On monte aux ruines qui surplombent la ville, celles de Sacsayhuaman. Les Incas ont vraiment fait des constructions incroyables, en 100 ans, ils ont envahi Pérou et Bolivie, apportant des techniques architecturales révolutionnaires !
Assises gentiment face au « nombril du monde » (Cusco), un péruvien nous interpelle : Est-ce que je peux prendre une photo de vous ? Euh… c’est un honneur pour nous, mais ça fait un drôle d’effet. On accepte, et du coup déboulent 2 puis 3, puis 10 autres péruviens… Allez, on avoue, nous sommes un peu flattées :0)
16/11/2005: Au voleur !
Matinée sympa à déambuler au coeur de Cusco. A midi, Emilie et Gwen se retrouvent pour déjeuner et se renseigner pour le fameux trek du chemin de l’Inca.
Et c’est maintenant que tout bascule. On rentre à l’hôtel, la bouche en cœur, car on va retrouver Cap et Ali et on a plein de choses à leur raconter ! Elles aussi sans doute…
Point numéro 1 : Elles ne sont pas encore arrivées
Point numéro 2 : En entrant dans notre chambre, on trouve un désordre innommable, toutes nos affaires ont été retournées… Deux secondes suffisent à comprendre qu’on nous a piqué l’ordi portable, l’appareil photo et l’i-pod d’Emilie (dans lequel on sauvegardait tout !).Complètement sonnées et décontenancées par l’événement, on scotche dans la chambre au moins 10 minutes. Après avoir prévenu le proprio de l’hôtel, 3 flics déboulent. Nerveuses, on pleure autant qu’on rit et notre comportement incontrôlable fait même douter les flics de notre sincérité…
On va porter plainte sans grands espoirs. Si seulement j’avais l’homme qui a fait ça en face de moi… C’est pour le projet que c’est ennuyeux car on a perdu un bon paquet de photos et une partie de l’écriture du livre…envie d’hurler de rage…
Pour tenter de s’en remettre, on va dans un bar, enchaîner fou rire sur fou rire ! Quelle chance de tomber sur Omar, un pote péruvien de Gwen. Il s’occupe de nous et ça nous change un peu les idées.
15/11/2005: un marteau, une cloche et une chanson
On se lève tôt pour se rendre à Laraqueri, où Adolfo et Laurencia nous attendent pour nous présenter leur asso. Arrivées dans ce minuscule patelin, impossible de retrouver leur adresse exacte dans toutes nos paperasses. On se décide donc à chercher un téléphone… qu’on trouve. Dring, dring… Ça sonne occupé. Une p’tite dame nous informe que nous nous appelons nous même, car ce téléphone est le seul du village ! Ah…
Après moult questions à tous les passants, nous voici devant une porte rouge brique. Toc toc cette fois…personne, mais la porte est entrouverte. Téméraires, on la pousse et entrons carrément direct dans le salon. Laurencia est devant la glace, en train de faire ses nattes, rayonnante ! Géniales ses explications, elle nous fait même visiter la tienda de Puno.
Vers 16h, départ pour Cusco, la ville de la vallée sacrée des Incas, du Machu et Huayna ! Dans le bus, on peut acheter des sandwichs au poulet, des graines de maïs, des canards empaillés, des couvertures, des pulls en laine de lama, des oréos, des boissons qui piquent jaunes, vertes et bleues fluos, du Maca (y a marqué sur le pot « restructurante cerebral », si ça peut aider des gens…) des poupées vaudous, un mars et un petit frère. Je m’arrête là mais la liste est encore longue…
14/11/2005: Me llaman el desaparecido... Fujimori
Ali et Capu partent pendant 2 jours pour découvrir les îles du Titicaca ! Visite des îles en roseaux des Ouros avec une belle rencontre avec une famille d'artesanes, puis deux jours sur Talquile : baignade mythique dans le lac (à 9 degres), réveil à 4h30 du matin pour aller admirer le lever du soleil du point culminant de l'île, nuit chez l'habitant à la bougie et cours de tissage avec Alicia.
Emilie et Gwen connaissent déjà, elles restent à Puno pour voir des assos et se la couler douce... Hoy, achat de fils (on se mets au bracelets brésiliens. Après avoir vu toutes ces tisseuses, on se dit que ça pourra occuper nos longues heures de bus… Quelqu’un souhaite passer commande ? ), achat de petit drapeaux des pays traversés (à coudre sur nos gros sacs à dos), écriture du livre, plan communication PaMPa… efficacité, efficacité !
19h30, café X de la calle Lima, fraction de seconde et d’un coup… nuit noire ! Le fracassant orage a coupé toute l’électricité de la ville. Jamais vu ça ! A la lumière de la bougie, on refait le monde (parce que c’était pas top jusque là…) en jouant au Yam (je t’ai explosé ou bien ?:0)
En rentrant à l’hôtel, le lit d’Emilie est complétement inondé (c’est toi ou moi qui a laissé la fenêtre ouverte ??). Comme l’impression qu’on va se tenir chaud dans le lit de Gwen… suis ravie… Atelier couture ce soir, et on a des progrès à faire... Qui explique à qui ?
Bon, un peu de sérieux, on a retrouvé au Chili depuis une semaine l’ex- président du Pérou Fujimori (un dictateur japonais véreux et corrompu jusqu’aux os qui avait disparu de la circulation... ). Des manifs et révoltes envahissent les rues de Puno. Les Péruviens veulent pour ce nippon un jugement sévère.
13/11/2005: Peru, solo se ama lo que se conoce.
On passe ce matin la frontière à pied, entre Kazani et Yunguyo… Quel bonheur de retrouver le Pérou ! Dans notre combi magique, Javier (normalement ici, ils s’appellent tous comme ça) nous emmène jusqu’au prochain bus pour Puno. Inca Cola, Cusqueña, d’Onofrio, ceviche et ficus… pas de doute, c’est bien le Pérou !
Déjeuner servi après 2h d’attente, nouvelle confirmation, c’est le Pérou (c’est un peu redondant, mais c’est pour que vous compreniez bien…). PM Internet : c’est tout de même extra de pouvoir parler à la France, comment faisaient les baroudeurs avant ? Peut-être que c’est pour ça que les gens voyageaient moins, parce que leur famille et amis leurs manquaient trop (profitez de cette déclaration, ce sera pas tous les jours !)
Est-ce que je vous parle du bonheur de se laver les cheveux avec de l’eau chaude ou… ?
12/11/2005: Commes les rois mages...
Après cette nuit hallucinante à regarder les éclairs détonner de lumière sur toute l’île, on n’arrive pas à se réveiller pour le lever du soleil malgré les tambourinements de notre hôte à la porte… On ouvre un œil quand le soleil est déjà à 90 degrés au dessus de nos têtes.
Deux heures de sieste pour finir la nuit sur une vieille barque qui semble manquer d’essence, (pas une pro de la mécanique, mais les toussotements réguliers du moteurs sont louches…).
A Copacabana, on monte en haut du calvaire (c’est pas un calvaire pour rien, dis donc !). On passe au milieu de vendeuses d’objets de piété, de diseurs de bonne aventure (doués d’ailleurs! Il faut savoir que pour comprendre la Bolivie, il faut avoir un peu de superstition en soi...) pour arriver au joli chemin de croix, planté face à une vue enchanteresse.
Sur les traces des Incas, on monte un autre Mirador. L’Arche de l’Inca, la croix andine…Ruben, un petit bout d’homme nous explique tout. De là, Ali et Emilie attendent le coucher du soleil, tandis qu’au même moment, Cap et Gwen philosophent (essayent plutôt…) sur les rives du lac…
11/11/2005: Could you be loved?
Ambiance hamac, café en terrasse, joint (pas de panique :0). Bob Marley est certainement passé par ici et y a laissé son style baba ! On est à notre aise !
A 13h, on prend le bateau pour aller sur l’île du soleil. Commence une grande balade dans des décors sublimes… Le Pérou au nord, la Bolivie au Sud, le lac Titicaca (8000 km2) nous entoure à 360 degrés. Ciel bleu roi, puis turquoise, puis ténébreux, on a le droit à tout... même à l'orage ardent en plein milieu de la nuit qui nous sort des bras de Morphée. C'est trop beau!
Demain, il y a un grand départ à vélo de Copacabana, en direction de la Paz. Gros Seb, Chtimoule, Toto et Max, on aurait aimé vous voir gagner !
10/11/2005: Sun is shinin', the weather is sweet...
On range tout, on était bien finalement à la Paz... Ali et Cap prennent un bus avant Emilie et Gwen, qui s’installent dans leur QG (café Torino) pour finir quelques tâches PaMPa.
Allez, direction le fameux lac Titicaca et cette ville idyllique qu'est Copacabana… les paysages de la Cordillère Royale pendant le trajet sont pas trop mal...
09/11/2005: The world is mine...
...Eh oui, c’est ça qu’on chante quand on est tout là-haut, au mirador killi-killi, on a envie d’écarter les bras et de se la jouer Léo : « je suis le maître du monde » (rassurez-vous, ça nous prends pas très souvent !).
Ali décide d’aller à Tiwanaku (ruines de la civilisation du même nom), tandis que les autres choississent la visite approfondie de la Paz. Chacun déambule là où bon lui semble : églises, musées… (celui de la musique est époustouflant !)
La ley de la atraccion au ciné… rien d’extra mais détendant (au cas où on est un peu stress…)
A 21h, RV avec Monica de l'association Talentos.
Bon annivrsaire Julien :0), ta soeurette! 08/11/2005: Les paradis artificiels
RV chez le meilleur glacier (Dumbo) de La Paz à 10h. Bon, il faut un début à tout, et là, clairement, on nous pose un lapin. Heureusement que nous avons cartes et dés pour l’heure et demie d’attente… (enfin non, pas les dés, Emilie vient de se les faire voler… un gars a tranquillement ouvert son sac à dos, ainsi que celui de Gwen, pour se servir délibérément… rien de grave, mais sensation pas très agréable…) C’est pas notre jour j’ai l’impression !
Vers 15h, la responsable d’Asarbolsem nous présente le « Senor de Mayo » et ses collaboratrices.
Soirée Calle Jaen, une des rues les plus célèbres de la Paz, car anciennement habitée par des phénomènes surnaturels (fantômes, âmes en peines… tout ça quoi...). Du coup, pour les voir, le serveur nous propose du vin de mandarine, de l’absinthe (faut bien essayer une fois, non ?), et de la liqueur au dulce de leche (coup de cœur général !).
07/11/2005: Coca...ïne
Réveil pas évident du tout, le pisco sour fait son petit effet en altitude…
Visite du musée de la Coca…. Non non, ce n’est pas de la cocaïne. Pour que cela en soit, il faut y ajouter plein d'autres composants. Mais la feuille de coca est tout de même grand sujet à débat ici : interdite depuis les accords de Genève en 61, elle est tout de même bien présente, donne de l’énergie aux travailleurs des mines, et fait partie intégrale de l’économie bolivienne… et américaine, bien sûr (les américains consomment 50% de la cocaïne de la planète). Bref, musée très instructif, surtout que même nous, on consomme de la coca dès le matin, pour remplacer notre café…
A 16h, Juan Julio nous reçoit dans les bureaux de Comart, au dessus de la jolie tienda, au cœur du coin touristes de la Paz. Ça cartonne comme association, il exporte même au Japon !
Soirée ciné: El Luchador, accompagnées par nos gardes du corps chéris.
06/11/2005: La Paz, capitale la plus haute du monde !
Tout naturellement, on ouvre les yeux vers 7h du matin (comme toute l'équipe n'a pas de montre...désolée les filles !). Le rythme d'aventurier dans la peau!
Matinée efficace pour Cap et Gwen qui bossent sur ordi. A 13h, on se donne RV toutes les 4 au marché central pour le déjeuner sur la Plaza San Francisco. Au milieu des locaux, notre assiette bien remplie, cheveux de la cuisinière compris dans le prix. De nouveau, application de la théorie "faut pas regarder", très utile pendant le voyage et sans laquelle on ne s'en sortirait pas...
Changement de cadre, on va boire un vrai café dans un attrape-touristes, on rêve de boire un expresso qui a le goût d'expresso (denrée rare)! Cette fois, le cadre est propice au travail, et nous passons un bout de temps à penser à l'avenir de PaMPa ( pour le moment, c'est encore classé secret défense, mais on vous tiendra bien sûr au courant très vite).
PM amusante, on se balade dans les 3 rues touristiques de La Paz, et coup du hasard, Ali et Emilie tombent nez à nez avec Andy et Benny, alors que Gwen se fait bousculer par Kim. L'occasion de se faire une bonne soirée pour les retrouvailles. Petit resto très clean, puis on va dans la seule boîte ouverte un dimanche soir... Bon, elle s'appelle "City Love", mais on n'y est pour rien! Seul hic, on n'avait pas prévu de sortir, Ali affronte la piste de danse dans un vieux tee-shirt gris (presque assimilable à un pyjama), et Gwen tente les petits bonds avec ses chaussures de rando... Le tout au milieu de charmantes boliviennes plus pouponnées les unes que les autres... Emilie sauve les meubles en restant au bar (elle a opté ce soir, pour la veste allemande militaire...). Cela ne nous empêche pas de passer une super soirée sous le son de la "camisa negra"! 05/11/2005: Les sous-doués passent le Bac
La Red ADA, c'est un groupement qui veille à l'application des droits des femmes en Bolivie (un peu orienté politiquement parlant, mais à part que c'est socialiste, on a rien compris...). Ce matin, ce groupe donne des cours d'histoire, d'éducation, de formation aux femmes motivées...
La Bolivie n'a pas changé de constitution depuis 1825, année de son indépendance, et la question se pose de réunir à nouveau une assemblée constitutionnelle. C'est le sujet central de la matinée, tout le monde donne son avis (sauf nous, on ne se permettrait pas). A en croire le professeur, Gaston Colnero, c'est vraiment le chaos total dans ce pays, tout est à refaire : "Nacimos pobres, vivimos pobres, moremos pobres"...
Il commence par nous donner un cours d'histoire (objectif ou pas) sur les 20 dernières années, très intéressant pour nous.
Nous déjeunons au milieu de toutes ces femmes engagées et partons au terminal de bus, à nous La Paz !!
04/11/2005: Pendant ce temps à Veracruz...
Grande balade en jeep aujourd'hui. Et on se pose, là où personne n'aurait jamais, ne serait-ce que l'idée, de s'arrêter : Chuñuchuñuni et Aramasi Grande, toujours pour parler avec des femmes productrices. La communication est vraiment difficile, très peu parlent le Castillan, ici c'est l'Aymara... En général, les hommes parlent mieux l'espagnol que les femmes, ils traduisent donc, mais nous ne sommes pas très à l'aise, et ce n'est pas évident de donner confiance aux femmes, elles sont sur la défensive, et en plus leurs maris veillent... 03/11/2005: La Khochalita et Arteandino
L'association la Khochalita a 4 activités principales (recyclage de verre, prodution de fruits déshydratés, conception de jeans et artisanat local). Tout ça! Rocio et Maria nous prouvent ce matin l'efficacité et la qualité de leur travail.
L'heure du déjeuner approche et nous sommes déjà en retard pour notre RV de cette aprem. Tant pis, c'est l'anni de Rocio et nous acceptons l'invitation à l'almuerzo. Après tout, la ponctualité dans ce pays n'est pas une valeur primordiale, loin de là...
Après un "compleaños feliz" plus ou moins harmonieux, nous filons dans un taxi à la recherche de Don Gorge (de la Vega? Non, d'Arteandino... autre trip, mais pas mal non plus). On grimpe dans sa jeep en direction de Japo (à 2h de route, 4300m d'altitude, minuscule village). On rencontre les productrices d'Arteandino indigènes, chez elles. Assises en tailleur, ambiance spartiate et conviviale... 02/11/2005: Dia de los santos 2
C’est toujours férié, et on retourne la table pour dire aux âmes de repartir. Il y a un temps pour tout…
Pour cette grande occasion, le cinéma de Cochabamba, fait des supers offres : 2 films sinon rien (ca vous rappelle quelque chose ?).
La guerra de los Mondos (Tom Cruise), enchaîné direct (générique de fin coupé brutalement pour laisser place au Z de…) avec La leyenda de Zorro (Antonio Banderas). On sort de là, un tantinet dans le gaz et un rien rêveuses… Mais il est encore temps de courir pour aller voir le coucher du soleil du cero du Cristo de la Concordia. On grimpe dans un combi, on demande gentiment au chauffeur de nous prévenir quand on arrive « al teleferico ». Et tous les voyageurs nous crient en cœur (devinez ?) « el teleferico » quand nous l’apercevons. C’est à celui qu’on entendra le plus fort, tout le monde participe à notre épopée au Cero… Course folle, mais le dernier téléphérique nous file sous le nez. Presque pas vexées, le soleil était couché depuis longtemps de toute façon, le temps que nous trouvions le bon combi… ( le E, en direction de San Pedro, vert et rouge...) 01/11/2005: Dia de los santos
La tradition ici, c’est d’aller à la messe, mais surtout de préparer une énorme table avec tout ce que les défunts aimaient déguster. Car aujourd’hui, leurs âmes reviennent nous dire bonjour…brrr…
Journée familiale, on dispose sur la table des gros gâteaux blancs tout crémeux (pas très frais à mon avis, on en voit qui dégoulinent sur les marchés, comme s’ils étaient là depuis des lustres), du whisky et plein d’autres douceurs… et bizarrement, ce ne sont pas les morts qui en profitent le plus!
A l’agonie après notre voyage en bus, Ali et Emilie rassemblent leur courage pour se rendre au marché de Punata. Cap et Gwen marchent jusqu’au premier hôtel venu, et tombent direct sur les 2 lits qui s’offrent à elles. Ce n’est que 5 heures plus tard, au réveil, qu’elles se rendent compte de l’environnement : l’hôtel Madrid est dégueu… Comme d’hab, on applique la théorie « faut pas regarder ».
Ensuite, toutes les 4, on se fait le grand marché central et on commence nos cadeaux pour le retour… Impossible de trouver des casquettes, chaussettes, gants… imprimés « Bolivie », vous ne trouverez ici que des imprimés « USA » et
« EUROPA », la Bolivie ne fait pas partie de leurs rêves…
Resto pour se redonner du peps, on a rien mangé de la journée. Il faut dire que les viandes qui sèchent au milieu des mouches et autres bestioles au cœur du marché n’ont rien de ragoûtant.
31/10/2005: Culturation
Aujourd’hui, on peut visiter cette charmante petite capitale. Elle tient son nom du Maréchal Sucre, acteur majeur de l’indépendance du pays. La cathédrale, le musée du trésor, la chapelle Nuestra Senora de Guadalupe… rien ou presque, ne nous échappe. Petite interrogation pour voir si on a bien tout retenu ? oui ben … on verra ça plus tard… en attendant, il faut que nous allions prendre un pot avec James Dean (ou une vieille affiche de lui toute jaune) avant de prendre un bus pour Cochabamba. Exotique comme nom je trouve, bien plus que la nuit pour s’y rendre…
30/10/2005: Qui a dit capitale?
Nous nous attendions à une énorme ville, pleine de vacarme et d'industries... Eh bien Sucre n'a de capitale que le statut.
En réalité, c'est une petite ciudad tranquille, avec un marché central, des beaux monuments (églises, hôpitaux, théâtres...) et un vieux ciné cracra.
Comme c'est dimanche, peu de choses sont ouvertes, Aliénor et Capu partent donc faire des folies au marché de Tarapuco, tandis qu'Emilie et Gwen vaquent à leurs occupations PaMPa.
Et pourquoi pas un ciné ce soir? Le choix est rapide, il n'y a qu'une salle et qu'un film, inutile d'ajouter par dessus le marché que ce film est bolivien... Au moins, nous ne sommes pas dépaysées: American Visa, c'est complétement dans le thème du voyage, et puis ça se passe à La Paz, pour avoir un avant goût! 29/10/2005: El Molino
En route pour el Molino où le père Charles et Mia nous attendent pour nous présenter le centre de formation et de soutien aux femmes actives. Sacré personnalité, un prêtre comme il en faudrait dans toutes les paroisses : moderne, réaliste, actif et qui passe comme messages principaux : « Dans la vie, gâtez-vous » et « Todo creatura, aun la mas pequena esta en las manos de dios, como si fuera su unica preocupacion »…Ecouter cet homme, c´est manger du nutella à la petite cuillère... On boit ses paroles, les yeux perdus dans les siens, "Si Padre" comme seule réponse à toutes ses élucubrations!
Vers 17h, nous prenons le bus en direction de Sucre, la capitale administrative de la Bolivie. Dans le bus suivant, Andy et Benny ne sont pas très loin. 28/10/2005: Artenativo
Après un petit déjeuner PaMPa, nous passons à la tienda Artenativo, association qui forme et fait travailler les femmes des hauts plateaux boliviens dans l’art du tissage. Rencontre avec le père Charles, religieux Belge qui finance une partie de cette association.
Nous déjeunons avec Benny et Andy puis visitons le couvent San Teresa, les carmélites ont vraiment vécu l’enfer ici, même si le décor est superbe. Pour rien au monde nous n´échangerions nos places avec elles (désolée papa!).
Au revoir à Kim qui nous quitte pour la Paz, sniff… 27/10/2005: Argent, trop cher!
Berceau du capitalisme et du commerce triangulaire (qui aurait cru que ce serait en Bolivie ?), les mines d’argent de Potosi sont aujourd’hui privatisées, et nombreux mineurs y travaillent encore. L’état a gentiment accepté cela, les mines étant de moins en moins rentable.
La visite de ces mines, c’est Germinal en direct live. Parées de nos lampes, et accroupi, on visite cet énorme morceau de gruyère qu’est le Cerro Rico… On mange de la poussière à en cracher ses poumons, un cri nous prévient régulièrement de nous mettre sur le côté car des chariots d’une tonne arrivent, à plat ventre maintenant, et on grimpe la pente à 110°. Heureusement, notre guide est ancien mineur, il nous rassure et soutient ses « miss europa ».
En cadeau pour les mineurs que l’on voit dans la mine, on nous prie d’offrir des feuilles de coca et des explosifs, rien que ça... Plus on descend, plus il fait chaud, l’atmosphère est oppressante et on atteint les 45°C. Les mineurs ne mangent pas de la journée, ils mâchouillent juste des feuilles de coca, transpirent à se déshydrater et ne connaissent pas le terme silicose, maladie dont ils sont presque tous atteints. Selon notre guide « 2 heures dans la mine, c’est 5 jours de vie perdus, à moins de boire un grand verre de lait » (on le croit ou pas ?).
Bref, vous l’aurez compris, visite très enrichissante mais difficile à voir, on pratiquerait bien la politique de l’autruche…
Nous passons le reste de la journée à nous remettre de nos émotions.
26/10/2005: Somewhere only we know... Potosi
En direction de Potosi, on emmène Kim avec nous, un ami australien. Nous arrivons dans l´après-midi, laverie (depuis le temps, nous étions un tout petit peu sales...), Internet et repas puis verre dans un bar (quel bonheur d'entendre Keane, coldlplay, U2...) avec Benny et Andy, deux allemands rencontrés dans le désert. 25/10/2005: Quiero casar me conmtigo...
... ce sont les paroles de chanson de l´unique cassette de notre chauffeur... en boucle pendant 3 jours, cette cassette sur la Felicidad est bien rentrée dans nos mémoires!
Nous sommes à 4500m d´altitude. Les paysages sont magnifiques, Geysers, désert de Dali, Laguna Verde face au volcan Licancabur, splendide ! Ce volcan, c´est la pointe de la Bolivie, 5960m d´altitude ! Derrière, c´est le désert de l´Atacama au Chili. Nous déposons Charlotte et Sabine qui passent la frontière.
Entre crevaison, panne d´essence et aide aux autres jeeps, le trajet nous semble long... Mais nous arrivons finalement a Uyuni, le repas est le bienvenu, nous en avions marre du pain sec... 24/10/2005: La prisonnière du désert
Ronaldo nous prépare un petit déjeuner à 5h du matin. Et la course effrenée dans le désert entre les jeeps commence. C’est sympa car, à chaque halte, nous retrouvons nos potes de la veille, les affinités se font vite dans ce genre de cas, et nous jouons à la bande de potes, à la vie, à la mort.
Journée entre lagunes colorées, flamands roses, arbres en pierre…superbe, chaque arrêt est un cadeau !
Le soir, nous nous retrouvons dans une chambre spartiate… pas de douche, bien sûr et électricité jusque 21h…. tant pis, nous passerons la soirée à la bougie. Après une révolte « tenemos hambre», nous obtenons enfin un dîner, on n'y croyait plus. Emmitouflées dans nos 10 épaisseurs, on sort les dés, les cartes…en reculant le plus possible le moment où il faudra se mettre en pyjama…IL FAIT FROID !!!
23/10/2005: Salar d'Uyuni et Sud Lipez
Nous embarquons dans une jeep ce matin, avec Ronaldo, notre chauffeur, et 2 allemandes, Sabine et Charlotte, à la découverte du Salar d’Uyuni !
Premier arrêt dans le Pueblo de Colchon, le seul village à pouvoir exploiter le sel du salar. La réverbération et l’ajout d’iode créent des maladies horribles pour eux, cela ne nous empêche pas de voir des enfants de 10 ans travailler sur des tas de sel…
Ensuite, nous visitons la superbe île del pescado : au milieu du salar, un oasis de cactus où vivent…8 habitants à l’année (jamais seuls, les touristes envahissent pas mal le terrain). On retrouve le journal de bord où nos chers Chtimoule, Gros Seb, Lex et Maxou ont laissé leur griffe... Les Lillois sont vraiment partout et on les aime!
Ensuite, nous nous dirigeons doucement vers l’hôtel tout en sel où nous passerons la nuit. Très sympa, il n’y a que des jeunes comme nous, des allemands, français, anglais, australiens… On ressort notre anglais autour d’une bonne bière. Le ciel est sublime ce soir, blindé d’étoiles, le désert a quelque chose de magique…
Séance douche gelée…et ce n’est que le début. On a la chance, en plus d’avoir ce soir, une haie d’honneur de 6 boliviens qui rigolent à la sortie de notre douche, de nous avoir entendues hurler à la mort tellement l’eau était froide.
22/10/2005: En Bolivia, todo es posible
Réveil difficile, mais la motivation est là. Chargées comme des baudets, nous passons la frontière à pied jusqu’à Villazon.
Impressionnant le changement : les gens sont petits, les femmes parées de leur jupes et chapeaux andins, ça grouille de partout, un véritable capharnaüm, un bazar innommable… nous sommes bel et bien en plein cœur de l’Amérique Latine, cela nous change beaucoup.
Un arrêt au Bano (toilettes) où il n’y a pas de chasse d’eau, des odeurs pestilentielles dans la rue…le dépaysement est complet par rapport au Chili et à l’Argentine, du moins ce que nous en avons vu.
Après un court arrêt dans un petit patelin, nous devons nous diriger vers Uyuni. Comme nous ratons le dernier bus, une seule solution s’offre à nous : celle de monter dans une jeep (jusque là, tout va bien), mais à 14… on est mal, mon Dieu ce qu’on est mal… Ali est par terre et attrape des crampes, elle ne peut que rester immobile, tellement il y a peu de place. Le voisin de Gwen s’endort sur son épaule la bouche ouverte… On adore !
21/10/2005: Frontière bolivienne
Pas la place de mettre un pied devant l’autre dans cette toute petite chambre de l’hospedaje Pucara. On se réveille doucement et allons voir Alberto, responsable de l’association Artenativo. Cette dernière aide les indigènes à conserver leur culture dans le nord de l’Argentine en commercialisant leurs produits. Alberto travaille sur le marché de la place centrale de Tilcara.
Avant de prendre à nouveau le bus pour La Quaïca, nous visitons la superbe forteresse Pukara qui surplombe la ville : palmiers, soleil, terre rouge (non non , pas celle de Tara…)
Nous arrivons vers 20h à La Quaïca, ville frontalière entre l’Argentine et la Bolivie. Par chance, on nous apprend que la frontière vient d’ouvrir ses portes (la Bolivie n’est pas un terrain très sûr en ce moment, aussi bien au niveau politique qu’économique). A nous la Bolivie dés demain !
Nous ne trouvons ce soir un hôtel qu’avec des lits doubles, la galère totale, Cap est Gwen font de l’alpinisme dans leur lit tellement il a une forme de baignoire : à chaque fois que l’une bouge, l’autre tombe d’un centimètre… d’accord, on s’aime, mais il y a des limites… on a pas fermé l’œil de la nuit!
20/10/2005: boulot boulot
Internet, bouquin à écrire... bref, boulot ... le tout entrecoupé d'une pause empanadas.
Départ à Tilcara à 15h30. on arrive vers 20h, dis donc, on sent fort l'altitude (4000m) ici, nous nous essouflons vite, surtout avec nos sacs sur le dos!
Le monde est petit car nous croisons 3 français de la même école qu'Emilie, et il se trouve que Cap a déjà passé une semaine de vacances avec l'un d'entre eux. Donc nous passons la soirée avec Jef, Carl et Chris qui ont l'air de vivre une aventure bien rock'n roll aussi (d'ailleurs, petit coucou à vous et à Javier!) 19/10/2005: Salta
Mauvaise nouvelle, nous sommes venues à Salta pour rencontrer une association, mais il se trouve que cette dernière est à 4 heures de bus d'ici... Pour des raisons de logistique et de planning, nous ne pouvons donc pas aller à sa rencontre. Du coup, pour la première fois, on se donne chacune un petit budget shopping ! Depuis le temps que nous attendions ça... Le principe consiste à acheter les choses les plus petites et les moins lourdes possible, difficile pour 4 minettes.... Nous sommes même prêtes à découper notre serviette de toilette en 2 pour gagner de la place dans nos sacs à dos! On ne nous changera pas sur ce point là, pas une pour rattraper l'autre...
Dîner resto élections de Miss Pampette, et on s'offre des petits, très petits cadeaux. 18/10/2005: Don't cry for me Argentina...
Notre bus n'a qu'une petite heure de retard pour nous emmener en Argentine à Salta... passage de frontière, on fait la collection des tampons d'Amérique Latine et les douaniers ont intérêt à les réussir, s'ils ne veulent pas attirer les foudres!
Donc journée dans le bus absolument insupportable (plus jamais de trajet de jour!) et arrivée à Salta vers minuit où l'on suit, les yeux fermés ou presque, une canadienne dans son hospedaje.
Morphée arrive très vite ce soir pour nous bercer. 17/10/2005: Geysers
Réveil à 4h du matin pour aller voir dans le désert des geysers... Nous arrivons avant même que le soleil ne soit levé, donc il fait très froid, brrrr...Notre guide nous prépare un bon petit déjeuner pour se réchauffer. Trois français passionnés d'escalade font le tour avec nous. Au retour, nous passons par le pueblo Machuca, tout petit village trop mignon où vivent seulement 8 personnes à l'année. 16/10/2005: Un jour sans fin
Quand on aime il n’y en a jamais trop, donc on enchaîne encore avec un autre bus pour San Pedro de Atacama (mais c’est passé très vite, car on a eu le droit au « livre de la jungle », justement, on se demandait si on allait faire un tour en Amazonie…).
San Pedro, encore un oasis en plein désert… eh bien quand on marche dans la rue, même à cette époque-ci, on croise des grandes blondes, des petits roux… enfin, beaucoup de touristes, et les locaux en profitent sérieusement.
On est claqué après cette nuit de bus, mais on décide de faire tout de même la visite de la vallée de la lune, la vallée de la mort, et la cordillère de sel.
Vers 19h30, nous sommes sur un mirador, face à la vallée de la lune. D’un côté, le soleil se couche, de l’autre la lune prend sa place dans le ciel.. Pour se remettre de nos émotions, on part dans une course folle dans les dunes de sable (en descente, bien sûr )
15/10/2005: BON ANNI STOUN!!!!
Matinée cool entre boulot, bouquin et piscine puis départ pour La Serena puis Calama (toute la nuit). 14/10/2005: Comme les rois mages...
Courte escale à La Serena avant de prendre le bus pour Pisco Elqui. C’est un tout petit oasis au milieu de montagnes désertiques. Ce qu’on y trouve peut se résumer ainsi : jus de fruits pressés pomme, poire, orange, melon, papaye, frutilla…, une petite place centrale avec église kitchounette, 3 hôtels et un tondu.
Balade pour Emilie et Ali, boulot pour Cap et Gwen qui ont amassé un peu de retard.
Figurez-vous que nous sommes dans le coin où tous les astronautes du monde entier déboulent pour observer le ciel. Donc on en profite et organisons une petite veillée Etoiles Filantes. Heureusement que nous avons bu la bouteille de vin chilien offerte par Diego, sinon nous n’en aurions vu aucune !
13/10/2005: On a tous quelque chose en nous de ... Valparaiso
Ce matin, quartier libre pour tout le monde… enfin, chacun fait ce qu’il doit faire : Emilie avance sur les photos, Aliénor sur les associations, Capu corrige le dossier de presse et Gwen fait des recherches sur l’économie solidaire… 14h à los Portenos, un resto de fruits de mer recommandé par… Mauricio, bien sûr ! Pendant qu’Ali et Emilie vont à la rencontre de la tienda de commercio equitativo, Capu et Gwen vont voir la vie de Salvador Allende au ciné (à charge de revanche !). Dernier passage à l’hospedaje pour récupérer les sacs, et on file au terminal de bus. Pas très rassurante cette ville d’ailleurs, tout le monde nous suggère de surveiller sérieusement nos sacs, et les gens nous regardent étrangement trop. 12/10/2005: Ce n´est qu´un au revoir
Je sais, c’est dur, mais « quand on aime il faut partir », nous étions tellement bien ici ! Dans ces cas là, il ne faut pas réfléchir, on fait son sac machinalement (ce qui consiste à ne rien plier et sautiller dessus ensuite pour qu’il veuille bien se fermer), et on file dans le métro sinon les parents d’Alejandro vont devoir nous supporter une semaine de plus… Après tout, nous n’allons pas nous plaindre, on part à Valparaiso !
Arrivée pour le déjeuner, on part direct dans le centre, sur le Cerro Conception : Ascenseurs bringuebalants, maisonnettes colorées, églises envoûtantes….c’est ça Valparaiso. Et le détail croustillant, c’est que nous suivons l’itinéraire tracé par Mauricio. Mauricio, je ne vous en ai pas encore parlé, mais c’est le grand frère d’Alejandro, un peu un mythe à lui tout seul…sans commentaires. Nous tentons une tienda de commerce équitable, mais on devra repasser demain, le responsable n’est pas là.
11/10/2005:
A la rencontre du seul magasin existant de Santiago de commerce équitable. On y vend justement les produits de tous les fabricants que nous avons vus : Chol Chol, Solidaridad…
Retour dans le centre de Santiago pour la suite de la visite : le cerro Santa Lucia, la bibliothèque, la Moneda (c’est là que siège le gouvernement et où a eu lieu le coup d’état de Pinochet, ce bâtiment est très symbolique pour les chiliens).
Et puisque nous mangeons comme des ogres depuis 5 jours, nous allons finir en beauté chez Diego, un autre ami d’Emilie de San Sebastian, qui nous invite à un asado non moins copieux que tous les précédents…
10/10/2005: Deso, suis en retard, BON ANNI MANU!!!!
A notre réveil, les parents d’Alejandro nous proposent d’aller déjeuner avec eux. Plus qu’un honneur, nous sommes très heureuses, et un peu intimidées de les suivre au club de golf (très private ici)… Le drame c’est que la table est immense, déjà que nous ne sommes pas très à l’aise, mais si en plus on ne s’entend pas et qu’on doit crier en espagnol… Heureusement, tout se passe bien, ils sont vraiment adorables, nous essaierons de prendre exemple sur eux pour recevoir la fois prochaine !
Nous passons le reste de la journée à travailler : newsletter, carnet de route, écriture du livre, actualisation du site... ce ne sont pas les occupations qui manquent et comme chacune a du retard dans ses missions, au boulot !
Dîner Japonais chez Jose, bon vin et dulce de leche en dessert.
09/10/2005: Fête de la Race
Ce WE, c´est un long we pour les chiliens car c´est la fête de la "race" : la découverte de l´Amérique par C. Colomb. Si cette fête porte le nom de Race, c´est pour que les indigènes aient eux aussi envie de célébrer ce jour qui pour eux n´a rien de festif...
Nos nouveaux amis (Alejandro, Angel, Jose et sa cop´s, Pollo, Dany et Vincent ) sont donc entièrement disposés à faire la fête et nous passons une partie de l´aprem et la soirée a la maison de campagne d´Angel... Pour changer, nous dînons un asado en dégustant du pisco, mais nous ne nous en lassons pas, bien au contraire ! 08/10/2005: Samedi en famille !
Aliénor passe la journée avec un ami français, tandis que Cap, Emilie et Gwen partent à la découverte du Cerro Santo Cristobal et de la plaza de Armas de Santiago. Nous avons la chance de préparer le dîner avec les parents d´Ale qui nous préparent un délicieux pisco sour en guise d´apéritif... on se sent vraiment trop bien ici, et nous nous reposons pleinement. C´est agréable de se sentir un peu comme à la maison, surtout que chaque membre de la famille nous dit sans cesse "mi casa es tu casa". 07/10/2005: Santiago, mi amor!
Après une habituelle nuit dans le bus (on s´y ferait presque...), nous débarquons à Santiago à 6h du matin. Angel, un ami d´Emilie vient nous chercher et nous accueille chez lui, nous proposant sa douche... plus que bienvenue.
Nous allons ensuite dans un magasin de produits de commerce équitable qui nous donne l´adresse de la fondation à l´origine des produits.
Déjeuner sur le pouce, et rencontre incroyable avec Winny, créatrice de l´association Fondation Solidaridad. Cette femme nous raconte l ´histoire de son pays et l´origine des produits: les prisonniers politiques sous Pinochet voulaient faire quelque chose de leurs mains. Plus qu´engagée, elle a voué sa vie entière à développer le commerce des objets de ces détenus. Elle arrive, par son récit à nous faire pleurer, nous faire rire... une conteuse à la voix chaude et rassurante, telle une grande mère sereine et aimante.
Après cette visite, chargée en émotions, nous reprenons nos sacs à dos pour aller dîner et dormir chez Alejandro, un autre ami Erasmus d´Emilie.
Rien de tel qu´un asado pour passer une bonne nuit, et Dieu sait si nous sommes bien installées ici: Alejandro a une maison magnifique, avec une vue imprenable sur Santiago, une piscine, et ... 2 énormes chiens méchants pour veiller au grain, au point que nous n´osons sortir de la maison seules... 06/10/2005: Fondation Chol Chol et Municipalidad de Nueva Imperial
La fondation Chol Chol nous reçoit ce matin derrière une tasse de café. Très organisée par rapport aux autres déjà rencontrées, cette asso nous épate par son professionnalisme. Ensuite, nous allons à la municipalité de Nueva imperial, où Soledad nous attend pour nous emmener à des cours de tissage dont la municipalité est à l’origine. On essaie mais c’est vraiment technique, et puis surtout il faut une patience d’ange… Après l’almuerzo, on a la chance d’assister à une réunion de femmes Mapuches qui filent de la laine. Accueillies chez l’une d’entre elles pour une réunion hebdomadaire, au milieu des cochons et de….rien j’ai envie de dire…, on leur pose toutes nos questions, et elles y répondent avec le sourire, heureuses de partager leurs expériences.
05/10/2005: Temuco
Bus en direction de Temuco, ville pas très intéressante en soi, mais nous avons des associations à voir dans ses environs. Nous arrivons vers 13h, partons déjeuner, et nous baladons toute l’après-midi après avoir fixé nos rendez-vous avec les associations au lendemain. Dîner soupe et boulot, avant une bonne nuit de sommeil. 04/10/2005: "On ne vit que deux fois"
Je crois qu’aujourd’hui, nous avons toutes les 4 fait nos prières… Escalade du Volcan Villarica, sauf qu’au lieu de commencer la montée au milieu du trajet comme tout le monde, nous avons commencé en bas, le télésiège ne fonctionnant pas. Les guides trouvent que nous sommes des bonnes marcheuses et qu’on y arrivera sans problème. Au bout de 3h d’ascension, hyper raide dans la neige, notre guide nous annonce qu’il reste 4h de marche d’ici le cratère. Le second guide nous quitte et redescend avec une équipière qui n’en peut plus.
Déjà toutes les 4 à bout de force, nous ne le croyons pas, c’est impossible, c’est vraiment hyper physique et ne nous a posé aucune question sur notre santé avant le départ… Dans le blanc complet (neige et ciel confondus), il nous fait mettre crampons et casque, et nous explique comment manier le piolet si nous tombons… rassurant. A pic, nous montons, nous avons mal partout : au dos, aux jambes, aux bras ! Le guide insiste pour que nous montions, mais on ne voit rien, on a peur et mal… Capu se renferme dans un silence qui en dit long, Emilie récite à l’intention du guide toutes les insultes qu’elle connaît en espagnol, Ali essaie de s’imaginer grande aventurière, et Gwen se concentre sur son genou fragile pour que sa jambe ne se retrouve pas en 2 morceaux. Au bout d’au moins 5 heures de marche, nous arrivons au cratère : on ne voit toujours rien, et en plus l’air est irrespirable (le volcan est encore en activité, du souffre s’en dégage). Il est maintenant 17h et il s’agit de redescendre avant la nuit. Nouveau court de piolet pour la descente, le guide hausse la voix parce que personne ne le tient correctement et que du coup nous ne sommes pas en sécurité…
Ca, c’est la partie noire de l’histoire. Arrive maintenant ce qui a sauvé le guide de nos griffes…
Après avoir descendu avec nos crampons les parties les plus hautes et les plus raides, on va descendre d’une façon plus rapide… sur les fesses ! Le piolet sert de frein, et la partie de rigolade commence, on ne ressemble à rien à glisser comme sur des luges… mais sans luges. Cette technique est top : rapide, efficace, reposante… 2 petites heures plus tard, nous arrivons au pied du volcan… et là… les nuages s’en vont et nous montrent une vue imprenable, totalement surréaliste, magnifique !
Et le cratère dominant le ciel bleu vient nous faire un clin d’œil ! Comme une énorme envie de dire merci au ciel !
03/10/2005: Pucòn
Réveil à 6h pour se rendre à Pucòn, village touristique et surtout point de départ pour les excursions sur le volcan Villarica. Nous arrivons assez tôt pour louer un pick-up et aller voir les chutes Los Ojos, et lepoint de vue du mirador du parc Huelquehue, sublime !
Cette fois, notre hospedaje est canon, nous retrouvons un australien rencontré en Argentine, et plein d’autres voyageurs européens autour d’un bon feu de cheminée. Chacun raconte son voyage et partage chaleureusement ses expériences.
02/10/2005: Domingo, dia de Dios ...
Nous sommes dimanche (eh oui !). Cette remarque peut paraître stupide, mais l’association que nous venions rencontrer ne travaille pas aujourd’hui, et les pêcheurs pour nous emmener sur l’île prennent aussi un jour de repos. Ce qui signifie que nous avons fait tout ce trajet pour rien, nous ne pouvons attendre demain car notre timing est serré et en plus on ne va pas croupir ici ! C’est fou, nous ne savons jamais quel jour nous sommes, et le temps passe si vite… Heureusement, le fils de la directrice, Marco, de la Ballena Dormida, vient prendre le petit déjeuner avec nous, et nous explique le fonctionnement de cette association.
Nouveau bus pour Puerto Montt avec une escale à Castro. « Oscar et Jacqueline » nous accueillent pour la nuit. Ce passage sur l’île de Quechao nous a donné envie de réconfort et de retrouver un court moment la civilisation européenne. Le cœur en fête, nous allons au cinéma. A l’affiche, que des films inconnus… bon, soit, on choisit donc « Agua Turbia ». Au bout de 10 minutes, on a des frissons partout et on se rend compte qu’on a choisit un film d’horreur… Chacune son tour, on s’agrippe à sa voisine, pas une pour rattraper l’autre… Le trajet et l’hospedaje tout crade et moche viennent compléter le tableau. Cauchemars, bruits bizarres et sursauts nous font apprécier le réveil et la nouvelle journée qui commence !
01/10/2005: Papas !
Ce matin, nous rencontrons une société professionnelle et technique d’agriculture, spécialisée dans la pomme de terre. Passionné par son travail, le directeur va jusqu’à nous offrir à chacune… une patate ! Ici aussi, les femmes ont un rôle non négligeable, qui aurait cru que les femmes travaillent aussi dans le domaine de l’agriculture !
Nous sommes assez pressées car l’association Ballena dormida nous attend demain sur l’île de Lingua difficile d’accès. Nous allons donc en bus jusque Castro, charmant petit village, plein de maisons sur pilotis et avec au centre une jolie église jaune et mauve ! Malheureusement, il fait gris et froid, décidemment, le climat de Chiloé n’est pas clément.
Un autre bus nous fait traverser la mer jusqu’à l’île de Quechao. A Achao, la capitale, nous arrivons vers 19h. Dans le centre, pas un chat, impossible de trouver un logement, c’est glauque ici. Finalement, on atterrit à l’hôtel Sao Paulo (je le cite pour que vous n’y alliez jamais), des chambres alignées et toutes petites qui vous donnent l’impression d’être en cage, et une sorcière en guise d’hôte…et encore, je suis gentille, une vieille bique…
30/09/2005: Cool
Aujourd hui on prend le temps, on fait des petites courses, on va sur internet, on dejeune dans un bouille bouille sympa, on papote dans un bar en buvant du pisco, on fait le point sur notre projet et sur l equipe 29/09/2005: un kilomètre à pied, ca use, ca use...
Départ en micro à 6h30 du matin, pour se rendre sur la péninsule de Lacuy, voir Efrein qui fait des fours et des sculptures mythologiques en roche volcanique (qu’on appelle Cancagua). Ce petit monsieur est vraiment gentil, et il habite à un endroit magnifique… rien, à part sa maison, des fleurs jaunes, la mer, des cochons…. Il nous explique tout et nous fait une démonstration de la fabrication d’un four. Même les outils, il les fait lui-même ! Seul hic, son travail ne rentre pas du tout dans notre projet, mais c’est tout de même une rencontre très enrichissante.
Pique-nique sur la plage… mon Dieu, qu’il fait froid…on rentre à pied, c’est décidé ! Ce n’est qu’au bout d’une heure de marche que nous voyons un panneau indiquant : Ancud, 26km…bon, eh bien avec un peu de chance, à pied, on arrivera demain ! On va faire du stop alors, à raison d’une voiture qui passe toutes les 2 heures, les cocottes, nous ne sommes pas arrivées ! Heureusement, nous avons la chance de croiser un homme dans un (vieux) pick-up. A l’arrière et dans le vent glacé, il nous avance de 10km, et nous ramène à la civilisation, ce qui nous permet de trouver d’autres voitures pour rentrer.
Sylvia, une femme active dans le commerce équitable du Chili nous présente une entreprise de femmes qui font de l’artisanat. Nous allons d’abord dans une feria où elle nous présente Stella (non non, pas Artois), puis chez Lucia, une des conceptrices et fondatrices du projet. La journée a été longue et décidemment les chiliens sont aussi bavards que les argentins, nos yeux luttent pour rester ouverts...
28/09/2005:
Movistar, Internet pour donner des news, courses, coups de téléphone aux associations que nous venons rencontrer ici, grande balade pour Ali et Gwen tandis qu'Emilie et Cap s'inicient au Pisco Sour (cette recette délicieuse que s'approprient et se battent Péruviens et Chiliens).
Et puis dodo, nous profitons des nuits en position allongée pleinement depuis nos nuits dans les bus! 27/09/2005: ... et bus...
Arrivée à Bariloche vers 14h… du courage les pampettes ? Eh bien dans ce cas on enchaîne, nous avons toutes envie d’arriver à un endroit où on pourra enfin se poser vraiment pendant plus de 2 jours à la suite… autant galérer un bon coup, on en profitera d’autant plus après ! C’est parti, nous réussissons à monter dans le bus en direction de Puerto Montt, au Chili. Evidemment, on s’arrête pour passer la frontière, moment assez mythique, puisque le douanier appelle les noms un par un et que nous ne reconnaissons pas nos noms à leur appel tellement il les écorche… solitude, solitude…
Une fois à Puerto Montt, il nous reste encore 2h de bus pour ENFIN arriver à Ancud, petite ville ravissante sur l’île de Chiloé !
23h, nuit noir… il nous faut trouver un logement. Sceptiques et sur nos gardes, nous croisons et suivons un jeune homme qui nous dit que sa tante tient une pension… Marta et son mari nous accueille même à cette heure tardive. Bon, ils sont adorables, mais il n’y a pas de chauffage chez eux… une, deux, trois couvertures et le duvet suffisent à nous immobiliser complétement, mais pas à nous tenir chaud malheureusement...
26/09/2005: Bus, bus, bus...
En direction du Chili, c’est parti pour 45h de bus…
Première escale à Rio Gallegos à 8h du matin, puis à Comodoro vers 22h…,
Nuit dans le bus… autant vous dire que tout y passe, on fait les comptes, on s’échange nos livres, on dort, on fait du bricolage avec les galets ramassés, on se passe l’ i-pod, on regarde des supers films (attention, pas n’importe lesquels… les plus délaissés d’Hollywood !! )
25/09/2005: Cuevas Walichu
Selon les conseils de Tamagoshi, nous allons à l’endroit qui a inspiré le drapeau d’Argentine, imaginez :
Le ciel bleu
Les montagnes blanches
Le lac Argentino tout bleu aussi…
Superposez ces couleurs et vous obtiendrez le bandera argentin !
Nous regardons ce paysage tout au long de notre balade en direction des grottes d’art rupestre…. Au milieu des chevaux et en pleine nature, il n’y a que nous et rien que nous… c’est sublime. Même si l’art rupestre n’est pas si impressionnant que cela, la balade valait le déplacement. Retour en longeant le lago Argentino non moins mémorable.
A partir de maintenant, les galères commencent. Notre bus part cette nuit à 4h du matin… la soirée va être longue dans ce petit village… Après un apéro, un dîner, un digestif et des parties de Yam dans 3 endroits différents, nous décidons d’aller nous endormir doucement dans le bus, vers 1h du matin… Le chauffeur a gentiment laissé le bus ouvert pour que nous puissions y dormir. Même si le froid nous assaille et met nos corps en mode off, c’est impossible de fermer l'oeil... Sans compter qu’un policier et 4 de ses compères entre brusquement, nous faisant une peur bleue. Plus qu' intrigués: qu'est-ce qu'on fait là??? Pas très commun il faut dire...
Rassurés et tout penauds devant 4 minettes congelées, ils nous laissent dormir, et veillent à la sortie du bus jusqu’à son départ !
24/09/2005: " Voir le Perito Moreno et mourir"
Alors là, ne loupez pas ça si vous passez dans le coin (je sais, c’est à 13 371 km à vol d’oiseau de Paris, néanmoins c’est à faire au moins une fois dans sa vie). Ce glacier est un des seuls à grandir encore, on peut passer des heures entières à regarder des parcelles s’écrouler, faisant un énorme bruit de tonnerre, complètement surréaliste, on se croirait encore à l’âge de Glace (enfin, j’imagine …)
Une journée inoubliable !
23/09/2005: El Calafate
Journée cool à Puerto Madryn, puis une nuit dans le bus et un court arrêt à Rio Gallegos nous mènent à El Calafate en fin de journée, ville d’où commence les trekkings pour les plus beaux glaciers du monde… Dans le bus, nous rencontrons un couple de jeunes français qui fait le tour du monde, une année sabbatique ma foi pas désagréable ! Eux aussi ont un site Internet, pour ceux à qui ça donne des idées :
http://tdm2005.free.fr
Notre hospedaje n’est pas de tout confort, qu’est ce qu’on caille par ici!! Heureusement qu’un Japonais (qu’on a surnommé Tamagoshi parce que son prénom n’est définitivement pas mémorisable) nous fournit l’eau chaude de la vaisselle !
21/09/2005: Puerto Madryn
On ouvre les yeux, et là, (toujours dans le bus bien sûr…), le soleil se lève… et pour nous changer de chez nous, cette fois, il vient de la mer… La ville de Puerto Madryn en premier plan, c’est magnifique (allez, on se casse :0)). Après un passage à l’office du tourisme, nous décidons de nous rendre à Puerto Pyramides, là où se réunissent plein de baleines entre juin et novembre pour se reproduire ! Excursion en bateau pour aller voir ça de plus près, on apprend à cracher comme elles, Emilie se révèle une baleine talentueuse !
Soirée élection des Miss Pampettes, mais ça, ça reste confidentiel...
20/09/2005: Sur la route...
Rencontre avec 2 associations conseillées par Sulema puis retour chez Bryan à pied, avant une départ en combi pour se rendre au terminal de bus. Moment mémorable les pampettes perdent l’équilibre avec leur gros sacs sur le dos dans ce bus sans amortisseurs. Elles font leur numéro : un demi tour et hop, on assassine le voisin avec le tapis de sol ; un autre et hop on se retrouve allongé dans le bus… au moins, on a réussi à décrocher des sourires à tous les passagers amusés et un peu décontenancés.
Noche en el bus… 14 horas, es mucho… surtout quand on se retrouve entourés de charmantes personnes qui hurlent encore plus fort que quand Cap et Gwen chante
« je t’aime » de Lara Fabian…
19/09/2005:
Nous marchons toutes en canard, les promenades des 2 jours précédents nous ont laissé quelques… courbatures ! Impossible de marcher dignement ; chaque mouvement est une torture, et chacune de nous le partage bien par un « j’ai mal » ou « Aïeeeeeeee » régulier et redondant dans notre vocabulaire de la journée.
Départ pour Bariloche à 8h, route de folie pendant 4 heures, les paysages sont mémorables, les couleurs plus que vives… !
Arrivée à midi un peu galère. Le beau Bryan (accompagné par ailleurs de ses yeux verts) nous propose son nouvel hospedaje, mais nous souhaitons trouver moins cher … Il nous met au défi et nous acceptons : après un passage au couvent de Bariloche où, même si bien accueillies, les bonnes sœurs nous refusent leur hospitalité, nous tentons donc une paroisse indiquée par elles… et là, la situation devient risible. Aliénor et Gwen se retrouve devant la “Iglesia de Jesus Cristo y de los Santos de los Ultimos Dias”, cela vous inspire-t-il? Et bien nous voilà chez les Mormons, en toute simplicité. Encore une fois, pas chauds pour nous accueillir, nous nous résignons et perdons notre pari : nous logerons chez Bryan et sa bande de potes qui viennent de monter leur affaire.
Pique nique sur une place entre le lac et la statue du général Roca, très fier sur son cheval fatigué, érigé face aux Andes, comme si le monde était entièrement à lui.
Ce soir, on commence à écrire le livre. Pour cela, il faut se mettre en conditions : une bouteille de pinard, des clopes, Aretha Franklin … inspirées las chicas ???
Bonne adresse d'auberge sympa où dormir à Bariloche :
GREENHOUSE
Calle Tronador 4651
Bariloche
Tel (542944) 442-267
Cel 15 551820
Green.house@speedy.com.ar
Internet à dispo, cuisine super sympa et super chauffée...
Avec de la chance, Brian vous attendra à la descente du bus...
18/09/2005: Choco choco
Mimi nous dépose al centro de ski, pour que nous puissions faire une énorme balade pour revenir à San Martin… toute en descente.
Après un chocolat chaud pris chez la Abuela Goyes ( Cette grand-mère, c’est comme celle du café grand-mère, sauf qu’elle est encore plus maligne, elle fait du chocolat…) nous partons pour 5 heures de balade.
Ca tombe bien car à l’ arrivée, la Abuela Goyes nous attend pour une réunion projet !
17/09/2005: San Martin de Los Andes
Départ en voiture avec Mimi a 7h, en direction de San Martin de Los Andes. Heureusement que nous n’avons pas grossi du tout ( :.)) sinon, on ne rentrerait pas toutes les 4 à l’arrière de ce fameux 4X4… joues contre joues et hanches contre hanches… On s’habitue finalement assez vite à la proximité !
Vers midi, nous arrivons enfin, on a mal partout mais on garde le sourire. On arrive à réserver un petit chalet pas cher du tout, près d’une rivière. C’est trop mignon ce village, il y a dans l’air comme une sensation …alpine ! C’est une véritable station de ski où les gens viennent passer leur WE.
L’après midi, nous nous rendons au mirador du parc naturel d’ Arrayanes, un point de vue que je ne vous décrirai pas… aller le voir de vos propres yeux !
16/09/2005: Dodo...
Cette journée a pour thème « détente », parce que c’est pas tout ça, mais là nous sommes vraiment nazes…alors on débranche tout pendant une journée complète : petite balade et courses pour le déjeuner dans le centre de Neùquen, recherche de la poste locale, locutorio. Après les siestes alternées de chacune, nous passons à table pour un de ces fameux asado argentin, où l’on mange jusqu’à n’en plus pouvoir rien faire, sauf dormir ! 15/09/2005: Crétacé's Park
Arrivée a Cipolleti où Mimi, cousine de la maman de Cap vient nous chercher ! Passionnée de fouilles archéologiques, nous avons le privilège de nous retrouver dans les coulisses du milieu des chercheurs, face à un dinocratopotusaurus, autant que je me souvienne…. Fraîchement déterré dans le domaine del Chocon. Impressionnant !
Tante Francine (la grande tante de cap) nous accueille chez elle. Personnalité très dynamique, sans cesse en action, elle veille sur nous comme si nous étions toutes de sa famille.
14/09/2005: Sauvignon ou Cabernet ?
Nous retournons voir l’association ARCA car nous devions compléter nos entretiens de lundi. Cette fois, plutôt que les fondateurs, nous avons la chance de voir les femmes qui travaillent.
Ensuite, puisque nous sommes dans la capitale du vin, il nous parait indispensable d’aller visiter une bodega, histoire de vérifier si les français font vraiment le meilleur vin du monde (non non, nous ne sommes pas chauvines du tout… mais il est vrai que lorsqu’on voyage, on est toujours fier d’être français !). Malheureusement, nous sommes fatiguées, et la visite du musée du vin nous ennuie à mourir … Capu rêvasse, Ali fait semblant d’écouter pour faire plaisir au guide, Emilie téléphone, quant à Gwen, elle baille …
Cela tombe bien que nous soyons claquées, car une longue nuit de bus nous attend (au moins on dormira peut-être un peu …)
13/09/2005: Trekking dans les Andes
Martín vient nous chercher ce matin dans sa camionnette, pour nous emmener dans la pré-cordillère ! A la sortie de Mendoza, nous voyons pour la première fois cette immense chaîne de Montagnes face à nous, elle est tellement belle!
Une balade de 4h nous attend, les pieds dans la neige, Martín trace le chemin, et Marcello le ferme. Nous sommes vraiment seuls au monde, c´est magnifique ! Nous croisons 2 maisons plantées dans la montagne... et dire que des gens habitent ici !
Ce soir, nous nous faisons plaisir : petit resto typique pour goûter au bon vin de Mendoza (c'est l'occasion ou jamais, non?) dans un restaurant qui fait des asados (type de cuisson de la viande, genre barbec)
12/09/2005: Mendoza, capitale du vin!
11h45 enfin ! Quelle folle nuit ! (folle nuit signifie dans le texte chauffeur qui roule comme un fou, associé à un courant d’air froid et vigoureux …) ; à part Emilie qui enchaîne 14h de sommeil sans problème, nous nous réveillons toutes régulièrement.
A l’arrivée, Claudia nous propose son hospitalité (petite pension très chouette, si ça vous intéresse, on vous la recommande : www. Casapueblohostel.com.ar).
Visite de la plaza Independencia avant d’aller rencontrer l’association ARCA.
Pasta a la salsa de tomate, y buena noche !
11/09/2005: La capitale Buenos Aires
Grasse matinée sur la mezzanine tout confort de chez Vic ! Ensuite, nous nous baladons au marché de San Telmo en compagnie de Caroline et Capucine, 2 françaises qui terminent un voyage… Elles nous font déjà rêver des interminables étendues et des glaciers de la Patagonie.
Le musée sur la vie d’Eva Peron a vite fait de nous remettre les idées en place sur l’histoire du dernier siècle de l’Argentine.
C’est parti pour une folle nuit en bus, départ la gare routière de BA, al Retiro, direction Mendoza… RV dans 16 longues heures !
10/09/2005: Brasilia- Buenos Aires
Course de notre minibus pour arriver à l’heure à l’aéroport. Ouf ! il n’y avait vraiment pas une minute de trop… Du coup, les adieux à notre joyeuse troupe se font rapidement, mais non sans émotion. On s’adapte à l’Amérique Latine, on en va tout de même pas être à l’avance, ça ne se fait pas !
Dois-je vraiment vous parler de l’avion ?? Des trous d’air tout le temps nous font presque voir nos derniers instants… surtout avec le tapage qu’il y a en ce moment à ce sujet, nous ne sommes vraiment pas rassurées. Mais nous arrivons tout de même saines et sauves à Buenos Aires où Vic nous attend et nous propose à goûter pour se remettre du changement de climat (rude le passage été/hiver). On ressort les manteaux pour aller dîner chez Aurore pour son anniversaire.
09/09/2005: Rencontre en prison
Journée…comment dire ? Eprouvante ! A la rencontre de femmes artisanes, mais cette fois, emprisonnées. Quelle belle démonstration de courage ! Entourées de 4 gardes armés jusqu’aux dents, la directrice nous ouvre la cellule : une vingtaine de femmes travaillent. Leur visage, comme les nôtres d’ailleurs, d’abord fermés s’adoucissent peu à peu. Nous parlons avec elles de leur travail, de leur difficultés bien spécifiques, de leur motivation… Elles nous offrent leur plus belles œuvres !
C’est dur d’entendre le verrou se refermer derrière nous au moment du départ. Cette heure passée en leur compagnie a suffit pour créer quelques complicités… Ensuite, nous nous rendons au magasin de l’aéroport où sont vendus (et bien vendus ! ) leurs produits.
Enfin, nous allons à la Caïxa Seguros pour débriefer sur nos 10 jours passés ici. Bilan très positif : une semaine de rencontres, je crois inoubliables pour chacune d’entre nous ! Ils attendent notre livre avec impatience.
08/09/2005: Recyclage et brodeuses
Aujourd´hui, nous rencontrons 2 groupes. Le premier est une association qui fait du recyclage et nous accueille dans ses locaux pour tout nous présenter. Cette association là nous fait l'effet d'être plus pauvre que les précédentes que nous avons vu à Brasilia, peut-être parce que les gens travaillent avec des déchets. Ils font néanmoins de très belles choses : du papier, des sacs à main, des t-shirts, des boîtes...
Le second fait de la broderie. Pas encore très organisées, ces femmes attendent des cours et des modèles de CEBRAE qui a accepté de les soutenir.
Nous rentrons à l'hôtel pour travailler. Epuisées et allongées sur nos lits, nous tentons un débrief... 07/09/2005: Jour de l'indépendance du Brésil !
Grand jour pour les Brésiliens qui ne travaillent pas ...enfin presque. Paranoarte, une association de femmes, soutenue par le CEBRAE, ne ferme pas ses portes, et même, ses artisanes nous attendent avec impatience.
Cette association a la particularité de pratiquer, en plus du travail de broderie, des thérapies de groupe. Nous avons la chance de pouvoir y participer, et de partager ce moment très fort avec les femmes. Sans trop de retenues, les femmes se livrent à nous, et nous essayons d'en faire autant, mais c'est loin d'être facile, tellement nos problèmes sont loins des leurs. Mais elles comprennent très bien, les sourires et les gestes permettent finalement de faire passer beaucoup de messages. Nous partageons avec elles des chansons et on leur fait plein de câlins (eh oui, le Brésil est le pays des câlins, tout le monde se sert dans les bras très fort, même quand on ne se connait pas !)
Ces femmes, avec qui le feeling est très bien passé, nous proposent de repasser l'après-midi car la télévision brésilienne doit venir faire un reportage sur elles. Nous acceptons avec plaisir et les 2 journalistes nous posent quelques questions sur notre projet.
Quel surprise, lorsque le soir, nous voyons nos visages et notre projet bien expliqué aux nouvelles d'une chaîne nationale !!
Apèro chez Grégoire, un expatrié de la Caïxa Seguros, avec toute la ribambelle: Chico, Renata, Tania et Fernando... On goûte les coeurs de poulet (boom boom). Puis, on sort dans la plus grande boîte de nuit de Brasilia 'Macadamia' pour apprendre à danser le Forro, danse typique d'ici... sans commentaire, même si nous faisons des progrès fulgurants!
06/09/2005: SASSE
SASSE est une entreprise qui joue le rôle d'intermédiaire : les entreprises lui passent commande, et elle fait faire les produits par des artisans, bien souvent dans le besoin. C'est Catia qui a créé SASSE et qui est très fière de nous présenter son oeuvre ce matin.
Pleine de vitalité, cette femme nous emmène visiter la communauté Esperanza qui travaille pour la SASSE. A notre grand étonnement, nous nous retrouvons dans une école pleine de petits bambins qui courent partout. L'occasion pour nous de prendre des photos d'enfants... que du bonheur de voir leur magnifique sourire! Dans une salle un peu à l'écart travaillent les mamans!
Ensuite, nous décidons d'aller au restaurant en nous balladant, l'occasion pour nous de découvrir vraiment le coeur de Brasilia. Découpée en cuadra, il n'y a pas vraiment de centre principal. Chaque cuadra a son parc, son église, son épicerie... on pourrait très bien en restant dans le même cuadra! 05/09/2005: Ser Brailerios et CEBRAE
La semaine commence bien ! Dés le lundi matin, nous nous rendons chez Eva, la directrice d'une association de brodeuses. Trés organisées, justement elles se réunissent tous les lundis, nous avons donc la chance de les voir arriver toutes avec leur travail de la semaine. Elles nous expliquent tout : les difficultés de leur travail, ce que pense leur mari respectif, si les enfants les aident...
Ensuite, rencontre avec l'entreprise CEBRAE, qui aide les associations comme celle que nous avons vu ce matin, en donnant des cours de formation, non seulement de broderie, mais aussi de gestion, d'administration...
Court passage à l'hôtel avant d'aller au restaurant. Très typique, les Brésiliens appelle ça une Churascaria : un nombre inconsidèrable de serveurs défilent devant nos yeux, avec à la main, des brochettes de toutes les sortes de viandes : moutons, bébés moutons, boeuf, chorizo, et tout plein d'autres noms qu'on a pas compris... L'occasion pour nous de dire au revoir à Cilma qui nous quitte pour un séminaire. 04/09/2005: Un dimanche ensoleillé...
Départ 9h00, parées de notre maillot de bain, brésilien bien sûr, en direction de chutes d'eau. Nous nous baignons tous ensemble et après un bain de soleil, nous repartons visiter une "feria", sorte de salon de l'agriculture local. Nous faisons alors la connaissance de sieurs les zebus, gros taureaux blancs avec une bosse de graisse sur le dos et une sorte de quintuple menton!
Ensuite nous retrouvons les femmes rencontrées le premier jour dans les fermes et elles nous invitent déjeuner sur leur stand d'expo.
Après une balade, Cilma et son mari nous invitent pour un goûter dinatoire de folie...
Nous rentrons à l'hôtel, rassasiées (comme toujours) et prêtes à travailler! 03/09/2005: Deux journées bien remplies... On ne s'arrête plus!
Le programme prévu par la Caïxa Seguros pour nos 10 jours à Brasilia débute vendredi matin dès 10h00.
Devant notre hôtel, nous attendent notre interprète, un "responsable sécurité", un chauffeur pour notre minibus et notre attachée de la Caïxa, Cilma, une jeune femme sacrèment dynamique et attachante!
Une première journée commence : direction la Caïxa pour une rapide présentation des deux équipes. Puis le minibus nous emmène dans notre première asso brésilienne : Rurart, qui aide les agro industries et les artisans à vendre leur production (cf rubrique Associations rencontrées). Nous sommes ensuite allées visiter plusieurs fermes "chacara" tenues par des femmes et soutenues par Rurart. Les accueils sont plus chaleureux les uns que les autres et nous avons le bonheur de goûter chacune des productions! Nous en sommes à huit repas par jour en moyenne! Entre deux fermes, petit arrêt dans une église de spiritisme, que l'on appelerait secte chez nous... Spectaculaire et angoissant à la fois, les esprits sont parmi nous...
Retour à l'hôtel vers 20h et dodo bien mérité.
Samedi matin, rdv à 9h00 avec notre joyeuse troupe pour aller partager la journée d'une femme membre d'une association de brodeuses, qui forment d'autres femmes dans le besoin à leur art. Leur création reprennent les arbres et fleurs du "cerrado", végétation de la région.
Merci Eva pour le bon déjeuner et l'accueil convivial!
Infatiguable, Cilma nous montre tous les endroits possibles et inimaginables et nous explique chaque chose avec patience et enthousiame.
Fernando se charge d'organiser notre soirée et nous dansons jusqu'au bout de la nuit prenant exemple sur nos congénères sud-américaines en trinquant à la "'Caipirine".
01/09/2005: Brasilia
Petit déjeuner sur la terrasse de notre pension avec Victoire qui nous a gentiment ramené des medialunas, petits croissants sucrés à l'argentine.
Tante Anita vient nous chercher pour nous emmener à l'aéroport. Après 4 heures d'avion et une halte à Puerto Alegre, nous voilà à brasilia... Il fait chaud (25° de plus qu'à BA, où nous avons laissé nos affaires d'été ;))
Celma de la Caïxa Seguros ainsi que Fernando, un interprète brésilien, nous attendent pour nous conduire à l'hôtel... Grand luxe on ne s'y attendait pas!
Merci la Caïxa Seguros! 31/08/2005: Une journée avec Nestor de la Red Madres Solidarias
Nestor, un ami de la Red Madres Solidarias, nous emmène a La Matanza en plein coeur d'un bidonville, jouxtant le Mercado Central. Nous visitons le nouveau local des "recyclados" et Nestor nous explique le fonctionnement de cette nouvelle activité de la Red.
"Ce sont les pauvres qui aident les encore plus pauvres."
Le petit Johnny (8 ans) nous épate avec son sourire qu'il garde même quand il ramasse le plastique dans la décharge qui encercle le bidonville.
Nous terminons la soirée chez une amie française à BA, qui nous fait découvrir les "empanadas", spécialités culinaires argentines... A ne pas manquer! 30/08/2005: Teniendo Puentes et Fundación Silataj
Déjeuner en compagnie de Sulema Alba, fondatrice de l'association Teniendo Puentes. Elle nous parle de la situation économique et sociale de l'Argentine et du rôle du commerce équitable. Quel bonheur de connaître le pays par les témoignages de ses habitants.
Puis nous nous rendons à Belgrano, quartier chic de BA, faire connaissance avec les membres de la fondation Silataj. De nouveau accueillies plus que chaleureusement, nous discutons beaucoup des indigènes du Nord avec qui se font les échanges selon les principes du commerce équitable.
Encore une journée passionante et nous sommes épuisées...
Cela va être difficile de réaliser notre compte-rendu quotidien. 29/08/2005: Première association
Plantons le décor: quartier de La Boca à BA, maisons colorées rouges, jaunes, vertes, prunes... Il fait tout gris dehors. Une odeur de nostalgie et de gaîté se mélangent doucement. Les Pampettes dans un restaurant, aucun autre client et quelques notes de Tango sonnent le début de la journée ...
Nous partons à la Matanza rencontrer la "Red Madres Solidarias", après une heure trente de combi glauquissime nous arrivons enfin dans la banlieue... Gladys et huit femmes nous attendent, elles nous font visiter les locaux et nous installent autour d'une table : chacune d'elle nous parle de sa vie et de son rôle dans la Red.
Après cette journée pleine d'émotions, nous passons la soirée dans une Tanguera typique. 28/08/2005: Tigre
Réveil de bon matin et direction d'El Retiro, la gare de Buenos Aires, pour se rendre à Tigre, jolie ville entourée de canaux et de petits ports privés. Le cousin de Capucine nous attend à la gare et nous déjeunons dans la famille franco-argentine de Capucine, chez tante Anita et oncle Jorge. Des hôtes en or, nous nous sentons toutes comme dans notre propre famille.
Le dulce de Leche se passe de commentaire… surtout qu’aucune de nous n’est gourmande :°).
Après une ballade en bateau sur les canaux de Tigre, nous goûtons (dulce de leche oblige…) chez nos hôtes et reprenons le train pour BA. Demain une grande journée nous attend puisque nous rencontrons notre première association, il va falloir préparer tout ça ce soir !
27/08/2005: samedi 27 août
Hier soir, nous sommes allées dîner avec le Che et des amis français… à 1h du matin ! Nous prenons le rythme argentin dés maintenant. Avec le décalage horaire, nous avons ce matin fortement besoin d’une grasse matinée… donc réveil assez tardif. Après un déjeuner près de l’église Nuestra Senora del Pilar, nous allons à Palermo, chez le Che discuter de notre moyen de transport. Grosse déception : En tant qu’étrangères, des problèmes de douanes et d’administration nous empêchent d’acheter et de nous déplacer en voiture. Changement de programme, après tout, se déplacer comme les locaux est la meilleure façon de faire des rencontres, la suite du voyage se fera donc en bus !
Délicieuse tortilla cuisinée par le Che en guise de dîner, et nous retrouvons notre chère Hilda et ses 2 chats obèses qui nous attendent à notre pension de Recoleta.
27/08/2005: Arrivee a Buenos Aires
Ca y est, l’aventure commence… Après 20 heures de trajet, nous avons atterri à Buenos Aires. Un ami argentin, surnommé le Che, a eu la gentillesse de venir nous chercher à l’aéroport.
Nos premières impressions sur cette ville s’accordent. Sans avoir le sentiment d’être complètement dépaysées, nous nous sentons néanmoins bien en Amérique Latine : pas de blond, des passants pas très grands et beaucoup de contrastes selon les quartiers. Nous passons rapidement des rues huppées aux quartiers populaires. L’influence espagnole se ressent beaucoup dans l’architecture. Cette première journée est remplie de promenades et de visites au cœur de la ville. Même si la fatigue du voyage se fait ressentir, nous avons envie de nous imprégner un maximum de l’ambiance et nos pas nous mènent où bon leur semblent. |